ALBINE (Tarn) 

Du domaine gallo-romain au village dynamique de nos jours


La commune d'ALBINE (558 habitants) fait partie du canton de Saint-Amans-Soult,  arrondissement de Castres, département du Tarn. Le chef-lieu, comprenant les bâtiments communaux et l'église, se situe entre les rivières du Thoré, du Candesoudre et de l'Albinelle à l'altitude de 324 mètres. Les points les plus remarquables sont le Roc de Peyremaux (1008 mètres) et La Fongassière ou fontaine des Trois-Évêques, à 922 mètres d'altitude.


Blason d'Albine


Fontaine des Trois-Évêques

L'origine ancienne d'Albine est attestée depuis longtemps. Apparaît la première mention d'Albina qui serait la ferme d'Albinus, colon et ancien vétéran de la légion romaine. D'autres domaines gallo-romains ont existé dans la région et ils vont prospérer jusqu'à la grande invasion wisigothique du 5ème siècle. Le hameau s'est développé surtout dès le 13ème siècle, par la création de la sauveté de Sauveterre d'origine ecclésiastique. Celle-ci voulait protéger les paysans qui travaillaient les terres et qui défrichaient la forêt, encouragés par des maîtres soucieux d'en obtenir des redevances. 


Vue générale

 
Ancienne place de l'ormeau

En 1658-1660, Jean-Jacques Daussillon, baron de Sauveterre, fait construire la première église d'Albine parce qu'il y avait des difficultés à franchir le Thoré pour se rendre à l'église Notre-Dame de Caylus (Rouairoux). Mais il faut remarquer qu'il n'y avait pas de pont sur la rivière de Candesoudre à cette époque. Un gué existait et il était souvent impraticable en périodes des grandes eaux. Au fil des temps, les relations entre les manants ou habitants et les différents seigneurs de la région ont toujours été tumultueuses à cause des terres, des bois, de la dépaissance et des charges financières. Les guerres nombreuses en ces temps troublés ont secoué la région. C'est d'abord la Croisade contre les Albigeois, qui s'est terminée par la chute d'Hautpoul en 1212 et la conquête des environs. Ce sont aussi les guerres de religion, qui ont marqué profondément la région surtout par les destructions, tour à tour, des églises catholiques et des temples protestants.


L'église Saint-Jean l'Évangéliste


Le château de la Ribaute

* LE VILLAGE D'ALBINE : A l'écart des grands courants routiers et économiques, le chef-lieu vit une existence paisible. au milieu d'une nature verdoyante. On entend le murmure, voire en certains cas très pluvieux, les grondements du Thoré et du Candesoudre.


Intérieur de l'église autrefois


De nos jours

* LES HAMEAUX : Ils sont assez concentrés de nos jours. Ceux qui étaient situés dans la montagne ont disparu à cause de l'exode des habitants qui se sont rapprochés de la plaine. Les différents hameaux ou lieux-dits sont Les Ajustans, Le Baraillé, En Barthe, La Carlarié, La Castellane, La Fongassière, Lestap, Les Reilhes, La Ribaute, Le Simou. Certains hameaux de Sauveterre comme Le Ver et la Métairie Grande ont toujours été conséquents, car ils sont limitrophes du village d'Albine. Le chemin de fer a traversé, d'une manière éphémère, le Nord de la commune, tandis que la D 612 absorbe  une circulation de plus en plus importante.

* LA FORÊT : Elle est située sur les pentes raides de la Montagne Noire, occupe la partie Sud et canalise les fortes précipitations dues à un climat à tendance océanique importante. Les relations, entre les hommes et la forêt, ont toujours été cahoteuses. Les rapports entre l'administration forestière et les pauvres habitants, souvent indigents et ne possédant que peu de choses, de terres ou de pacages, ont toujours été tendus, tour à tour à l'avantage des uns et des autres. Fallait-il laisser ruiner la forêt par une dépaissance et un pillage de ses ressources, ou donner le droit de survie à une population laborieuse méritante qui était là depuis fort longtemps? A maintes reprises, les Conseils municipaux, de Saint-Amans-Soult au début, puis d'Albine à partir de 1910, ont toujours su prendre les bonnes dispositions.


Le Roc de Peyremaux


Le Roc de Lagatsal

Autrefois, l'agriculture était importante. Il y avait des verreries qui utilisaient le bois de la forêt comme combustible et des mines de fer, sans grande importance.   La commune a aussi un passé industriel important. L'industrie lainière a fait les affaires d'une population laborieuse dans les années passées et le souvenir des grandes grèves d'Albine de 1912 est toujours présent dans la mémoire collective. 

La randonnée pédestre est privilégiée dans le massif montagneux, traversé le long de la crête par le sentier GR7, jusqu'à la Font Gassière ou Fontaine des Trois-Évêques et le Roc de Peyremaux (1008 mètres). Les eaux du lac d'Albine attirent les amateurs de baignades estivales. 

On peut vivre agréablement, sous la protection du Roc de Peyremaux, à proximité des grands centres économiques de la région et au milieu d'une nature protégée par la forêt omniprésente.

Livre d'Histoire et de Géographie d'Albine : disponible
La dictée d'Albine : Cent ans déjà... Entre légende et réalité
Balade sur les traces de la ligne de chemin de fer Castres à Bédarieux


HISTOIRE  D'ALBINE  (Tarn)
Les Cahiers du Thoré n° 21

Avant-Propos de Jacques de BOURGUIGNON de SAINT-MARTIN
Château d'Albine

Préface de Philippe BARTHÉS
Maire d'Albine


Illustré, 167 pages.  2009
Prix : 22 € (Port en sus)

ISBN : 2-915600-05-8 
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