Les Cantons
Les Villages



LA  DICTÉE  D'ALBINE  (Tarn)

Albine, cent ans déjà…Entre légende et réalité


          De but en blanc, peut-être en butte aux reproches de certains, n’en déplaise à d’autres, on peut affirmer qu’ALBINE possède une longue histoire digne d’intérêt. Qu’apprend-on ici ? Il s’agit de ne pas balbutier. C’est la villa du romain Albinus qui est l’embryon du village au pied de l’immense Forêt de Nore, protectrice et nourricière, secrète et légendaire. Mais quoi que nous ayons dit et qui que vous soyez, convainc-t-on jamais vraiment ? 

          Nous avons été tout ouïe durant nos recherches. Néophytes aux prémices, revigorés par les découvertes inédites, quiets au terme du labeur, nous avons été plongés par nos trouvailles dans un ravissement béat. Quel en sera le résultat final ?. Mais en parcourant nos écrits empreints d’authenticité, nous avons dissipé tous nos doutes. 

          Oyez nos conseils les meilleurs. Protégez votre patrimoine distinctif et sans égal. Pour parler sans ambiguïté, les braves gens d’Albine vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition montagnarde a laissées. Le Roc de Peyremaux aux palets superposés, du haut de ses 1008 mètres, près des nuages aux portes du ciel, vous contemple. L’imaginaire a fait le reste, et le Roc pense qu’il faut protéger les Albinols, ces gascons du pays de la vallée des torrents, qui le considèrent avec une vénération due aux choses sacrées. C’est presque un respect religieux fait d’adoration et de crainte 

          En gardant jalousement les us et coutumes que vous tenez de vos aïeux depuis plus de cent années, n’oubliez surtout pas qu’ici, à Albine, on triomphe plus facilement d’un obstacle par la patience que par la force.

Jean-Pierre  FERRER

Livre d'Histoire et de Géographie d'Albine : disponible

LA  DICTÉE  DE  LABASTIDE-ROUAIROUX (Tarn)

La porte du Tarn

          Pour éviter les expressions équivoques dont on ne peut tirer qu'une conclusion incertaine, cette visite à LABASTIDE-ROUAIROUX à l'origine dans l'Hérault, de nos jours dans le Tarn, en dépit des us et coutumes opiniâtres qui persistent à nous faire croire qu'il pleuvine ou pleuvote fréquemment dans cette splendide haute vallée du Thoré, malgré les nuisances sonores, visuelles et dangereuses qu'une circulation indécente sur l'ancienne route impériale, allant de l'Orient vers l'Occident, amène inévitablement, nous plongea tous, tant que nous étions, dans l'espoir que ce ravissement béat ne cesserait jamais.

          La porte du Tarn, passage quasi obligé vers le Bas-Languedoc, est l'appellation naturelle pour désigner cette petite ville tout à l'Est du département. Elle attire ses voisines tant de l'Hérault que du Tarn, pour toutes les commodités administratives, commerciales et culturelles bien structurées qu'elle peut offrir.

          Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition textile a laissées, celles d'un bourg important et d'une cité industrielle et marchande fragilisée par la crise du tissage. Néanmoins, elle a été la plus héroïque à engager depuis des années, une lutte économique inégale devant des adversaires qui s'évanouissent subrepticement.

          Quoi qu'il en soit, toutes les communautés avoisinantes ont leurs particularités bien accentuées et sont interdépendantes à cause de l'histoire commune depuis le comte Raimond Pons de Toulouse, les abbés et les évêques de Saint-Pons, les verriers qui ont utilisé sans retenue les arbres des forêts comme combustible. Les Guerres de Religion contribuèrent à plonger tout le monde dans une même détresse par les saccages successifs des biens les plus divers. Le chemin de fer fut un cordon ombilical éphémère et le textile, délicate industrie, forgea la vie ouvrière en tissant des liens humains dans une population laborieuse et méritante.

          Mais, ce sont la rivière torrentueuse du Thoré et ses affluents, doux, aguichants, sournois et cruels, quand ils décident de se rappeler par leurs eaux monstrueuses au souvenir brutal d'habitants horrifiés, qui rythment la vie au gré des saisons dans toute cette charmante vallée.


                                                                          Jean-Pierre  FERRER


Art et Textile


Effet de peinture

Livre d'histoire et de Géographie de Labastide-Rouairoux : disponible

LA  DICTÉE  DE  LACABARÈDE  (Tarn)

La porte de l'Albigeois

         
Pour éviter les paroles ambiguës, cette visite à LACABARÈDE dans le Tarn, malgré le roulement incessant des convois de toutes sortes sur le chemin carrossable qui va de l'Orient vers l'Occident, nonobstant la scission en deux parties distinctes du bourg historique par l'antique voie de pénétration longeant la rivière torrentueuse du Thoré, en dépit d'un ciel tourmenté par la rencontre des flux et des reflux méditerranéens et atlantiques, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat.

          Autour de l'ancienne mazade de Sales, de bonne heure paroisse, dans la montagne du Pomayrol, on découvre une contrée aux mélanges d'eaux impétueuses, de hêtres majestueux, de prairies verdoyantes si substantielles pour la pâture des animaux, à l'air authentique et excitant où chacun peut, à tout loisir, se ressourcer dans la fraîcheur opportune et vespérale des couchants estivaux. C'est un enchantement, surtout pour les habitués des fragrances odorantes d'or noir et autres effluves désagréables engendrés par un progrès souvent peu compatible avec les valeurs naturelles de l'existence.

          Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition huguenote a laissées, celles d'une cité ceinte de fortifications conséquentes et d'une persécution cruelle envers le sieur Calas, enfant du pays. On peut méditer sur les Guerres de Religion, avec effroi et pitié, à cause des atrocités commises. D'après les hommes, la Paix et la Tolérance n'avaient, à cette époque, aucune existence licite.

          Quoi qu'il en soit, toutes les invasions, depuis les Romains, ont traversé notre bourg, la porte de l'Albigeois. L'effroyable tragédie de l'année nonante neuf, sinistre événement du siècle dernier, où une grande partie de la cité faillit être détruite par des vagues d'eau monstrueuses descendues de la Forêt Narbonnaise à la végétation clairsemée, a laissé une empreinte indélébile gravée dans l'inconscient d'une population laborieuse méritante. Si la légende des menhirs des Deux-Sœurs n'a pu se vérifier cette fois-ci, le ciel venait de tomber vraiment sur nos têtes.

         Ainsi en avait décidé Hésus, le dieu gaulois de la guerre.


                                                                         Jean-Pierre  FERRER


Le portrait de Calas


Fresque dans l'église

Livre d'Histoire et de géographie de Lacabarède : disponible

LA  DICTÉE  DE  SAUVETERRE  (Tarn)

La sauveté dans la paix de Dieu

          Pour éviter les paroles ambiguës ou pour parler sans ambiguïté, cette visite à SAUVETERRE SUR THORÉ dans le Tarn, nonobstant la scission en deux parties distinctes de la commune par le grand chemin carrossable de Castres à Béziers, en dépit d'un ciel tourmenté par la rencontre des flux et des reflux météorologiques méditerranéens et atlantiques, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat.

          Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition historique a laissées, celles de la Croisade Albigeoise dirigée par l'ost de Simon de Montfort contre Hautpoul en 1212 et dans tout le Languedoc ainsi que celle des Guerres de Religion avec les atrocités commises de part et d'autre qui nous remplissent d'effroi et de pitié.

          Quoi qu'il en soit, toutes les invasions, depuis les Romains, ont traversé notre contrée, mais la sauveté, prolongement du mouvement de la Paix de Dieu, a stabilisé une population vaillante et la forêt nourricière a servi de refuges pendant les temps les plus troublés de l'histoire du pays.

          Ainsi, on peut affirmer que c'est tout un art de vivre ici, dans le cadre champêtre de cette vallée verdoyante, préservée des fragrances et autres effluves désagréables engendrés par un progrès souvent peu compatible avec les valeurs naturelles de l'existence. N'oublions jamais qu'il faut toujours faire grand cas de Sauveterre car ses habitants ont toujours su défendre leurs intérêts.

          Et le présent ouvrage sur Sauveterre sur Thoré sera un témoignage de reconnaissance à tous ceux, qui dans le passé, par leurs monuments et leurs écrits ont permis sa réalisation.


                                                                         Jean-Pierre  FERRER


La halte Albine-Sauveterre


La dépaissance

Livre d'Histoire et de Géographie de Sauveterre : disponible

LA  DICTÉE  DE  BOUT-DU-PONT-DE-LARN  (Tarn)

Voix de sirène, dangereux pouvoir de séduction

Pour parler sans ambiguïté et pour éviter les paroles amphibologiques, cette visite à Bout-du-Pont-de-Larn dans le Tarn, nonobstant le roulement incessant des convois de toutes sortes sur le grand chemin carrossable qui relie l’Orient à l’Occident, en bref cette ancienne route royale qui va d’Agde au bord de la mare nostrum à Mazamet près du pays castrais, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat. 

Les gens d’ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition locale a laissées, il y a plus de quatre-vingts ans, celles de disputes mémorables ou autres algarades, chamailleries ou criailleries des habitants de l’époque. Quelque incertaines que fussent les velléités d’autonomie et de scission du hameau, nos ancêtres assumaient leur choix avec détermination. Saint-Amans-Valtoret les condamnait.

On n’oubliera pas qu’un pont a toujours une extrémité d’où le nom séculaire de Bout-du-Pont-de-Larn, malgré les réticences, les sous-entendus futiles ou les écrits intempestifs de sa voisine immédiate située de l’autre côté du pont enjambant lo Larn, nom évocateur prononcé autrefois maintes et maintes fois par les anciens. Les eaux tumultueuses et grondantes du Thoré et du Larn ont toujours attiré les peuples qui les ont utilisées très souvent comme forces mouvantes pour la production de courant électrique et des innombrables moulins les plus différents ou comme ressources naturelles grâce à leurs vertus particulières pour le lavage et le dégraissage des laines. 

Doit-on dire et écrire le Larn ou l’Arn ? C’est là que le bât blesse depuis des temps immémoriaux. Cassini de Thury dès le 18ème siècle, carte royale à l’appui, précise sa graphie traditionnelle que reprendront à juste titre les communes de Pont-de-Larn en 1790 avec confirmation en 1802 et de Bout-du-Pont-de-Larn en 1928. Eh bien, voilà donc une précision utile ! Quelque prudents que vous soyez, vous n’éviterez pas la faute. Mais convainc-t-on jamais vraiment ?

La partie champêtre des vacants et des bois sur les hauts du territoire apporte une touche verdâtre et reposante au tissu urbain moderne. Quoi qu’il en soit, il fait bon vivre et travailler aux portes de Mazamet, à l’ombre des châteaux de Montlédier et d’Hautpoul aux tours et remparts de camaïeux grisâtres, dans ce charmant village loué par quelques articles dithyrambiques mais résistant au chant des sirènes du même acabit et à leur dangereux pouvoir de séduction.

                                                       Jean-Pierre  FERRER


Le pont de Larn



Village d'Hautpoul

Livre d'Histoire et de Géographie de Bout-du-Pont-de-Larn : disponible
Les dictées des Cahiers de Minerve
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Les Cahiers de Minerve




Les Cantons
Les Villages



LA  DICTÉE  D'ALBINE  (Tarn)

Albine, cent ans déjà…Entre légende et réalité


          De but en blanc, peut-être en butte aux reproches de certains, n’en déplaise à d’autres, on peut affirmer qu’ALBINE possède une longue histoire digne d’intérêt. Qu’apprend-on ici ? Il s’agit de ne pas balbutier. C’est la villa du romain Albinus qui est l’embryon du village au pied de l’immense Forêt de Nore, protectrice et nourricière, secrète et légendaire. Mais quoi que nous ayons dit et qui que vous soyez, convainc-t-on jamais vraiment ? 

          Nous avons été tout ouïe durant nos recherches. Néophytes aux prémices, revigorés par les découvertes inédites, quiets au terme du labeur, nous avons été plongés par nos trouvailles dans un ravissement béat. Quel en sera le résultat final ?. Mais en parcourant nos écrits empreints d’authenticité, nous avons dissipé tous nos doutes. 

          Oyez nos conseils les meilleurs. Protégez votre patrimoine distinctif et sans égal. Pour parler sans ambiguïté, les braves gens d’Albine vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition montagnarde a laissées. Le Roc de Peyremaux aux palets superposés, du haut de ses 1008 mètres, près des nuages aux portes du ciel, vous contemple. L’imaginaire a fait le reste, et le Roc pense qu’il faut protéger les Albinols, ces gascons du pays de la vallée des torrents, qui le considèrent avec une vénération due aux choses sacrées. C’est presque un respect religieux fait d’adoration et de crainte 

          En gardant jalousement les us et coutumes que vous tenez de vos aïeux depuis plus de cent années, n’oubliez surtout pas qu’ici, à Albine, on triomphe plus facilement d’un obstacle par la patience que par la force.

Jean-Pierre  FERRER

Découverte d'Albine
Livre d'Histoire et de Géographie d'Albine : disponible

LA  DICTÉE  DE  LABASTIDE-ROUAIROUX (Tarn)

La porte du Tarn

          Pour éviter les expressions équivoques dont on ne peut tirer qu'une conclusion incertaine, cette visite à LABASTIDE-ROUAIROUX à l'origine dans l'Hérault, de nos jours dans le Tarn, en dépit des us et coutumes opiniâtres qui persistent à nous faire croire qu'il pleuvine ou pleuvote fréquemment dans cette splendide haute vallée du Thoré, malgré les nuisances sonores, visuelles et dangereuses qu'une circulation indécente sur l'ancienne route impériale, allant de l'Orient vers l'Occident, amène inévitablement, nous plongea tous, tant que nous étions, dans l'espoir que ce ravissement béat ne cesserait jamais.

          La porte du Tarn, passage quasi obligé vers le Bas-Languedoc, est l'appellation naturelle pour désigner cette petite ville tout à l'Est du département. Elle attire ses voisines tant de l'Hérault que du Tarn, pour toutes les commodités administratives, commerciales et culturelles bien structurées qu'elle peut offrir.

          Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition textile a laissées, celles d'un bourg important et d'une cité industrielle et marchande fragilisée par la crise du tissage. Néanmoins, elle a été la plus héroïque à engager depuis des années, une lutte économique inégale devant des adversaires qui s'évanouissent subrepticement.

          Quoi qu'il en soit, toutes les communautés avoisinantes ont leurs particularités bien accentuées et sont interdépendantes à cause de l'histoire commune depuis le comte Raimond Pons de Toulouse, les abbés et les évêques de Saint-Pons, les verriers qui ont utilisé sans retenue les arbres des forêts comme combustible. Les Guerres de Religion contribuèrent à plonger tout le monde dans une même détresse par les saccages successifs des biens les plus divers. Le chemin de fer fut un cordon ombilical éphémère et le textile, délicate industrie, forgea la vie ouvrière en tissant des liens humains dans une population laborieuse et méritante.

          Mais, ce sont la rivière torrentueuse du Thoré et ses affluents, doux, aguichants, sournois et cruels, quand ils décident de se rappeler par leurs eaux monstrueuses au souvenir brutal d'habitants horrifiés, qui rythment la vie au gré des saisons dans toute cette charmante vallée.


                                                                          Jean-Pierre  FERRER


Art et Textile


Effet de peinture

Découverte de Labastide-Rouairoux
Livre d'histoire et de Géographie de Labastide-Rouairoux : disponible

LA  DICTÉE  DE  LACABARÈDE  (Tarn)

La porte de l'Albigeois

         
Pour éviter les paroles ambiguës, cette visite à LACABARÈDE dans le Tarn, malgré le roulement incessant des convois de toutes sortes sur le chemin carrossable qui va de l'Orient vers l'Occident, nonobstant la scission en deux parties distinctes du bourg historique par l'antique voie de pénétration longeant la rivière torrentueuse du Thoré, en dépit d'un ciel tourmenté par la rencontre des flux et des reflux méditerranéens et atlantiques, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat.

          Autour de l'ancienne mazade de Sales, de bonne heure paroisse, dans la montagne du Pomayrol, on découvre une contrée aux mélanges d'eaux impétueuses, de hêtres majestueux, de prairies verdoyantes si substantielles pour la pâture des animaux, à l'air authentique et excitant où chacun peut, à tout loisir, se ressourcer dans la fraîcheur opportune et vespérale des couchants estivaux. C'est un enchantement, surtout pour les habitués des fragrances odorantes d'or noir et autres effluves désagréables engendrés par un progrès souvent peu compatible avec les valeurs naturelles de l'existence.

          Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition huguenote a laissées, celles d'une cité ceinte de fortifications conséquentes et d'une persécution cruelle envers le sieur Calas, enfant du pays. On peut méditer sur les Guerres de Religion, avec effroi et pitié, à cause des atrocités commises. D'après les hommes, la Paix et la Tolérance n'avaient, à cette époque, aucune existence licite.

          Quoi qu'il en soit, toutes les invasions, depuis les Romains, ont traversé notre bourg, la porte de l'Albigeois. L'effroyable tragédie de l'année nonante neuf, sinistre événement du siècle dernier, où une grande partie de la cité faillit être détruite par des vagues d'eau monstrueuses descendues de la Forêt Narbonnaise à la végétation clairsemée, a laissé une empreinte indélébile gravée dans l'inconscient d'une population laborieuse méritante. Si la légende des menhirs des Deux-Sœurs n'a pu se vérifier cette fois-ci, le ciel venait de tomber vraiment sur nos têtes.

         Ainsi en avait décidé Hésus, le dieu gaulois de la guerre.


                                                                         Jean-Pierre  FERRER


Le portrait de Calas


Fresque dans l'église

Découverte de Lacabarède
Livre d'Histoire et de géographie de Lacabarède : disponible

LA  DICTÉE  DE  SAUVETERRE  (Tarn)

La sauveté dans la paix de Dieu

          Pour éviter les paroles ambiguës ou pour parler sans ambiguïté, cette visite à SAUVETERRE SUR THORÉ dans le Tarn, nonobstant la scission en deux parties distinctes de la commune par le grand chemin carrossable de Castres à Béziers, en dépit d'un ciel tourmenté par la rencontre des flux et des reflux météorologiques méditerranéens et atlantiques, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat.

          Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition historique a laissées, celles de la Croisade Albigeoise dirigée par l'ost de Simon de Montfort contre Hautpoul en 1212 et dans tout le Languedoc ainsi que celle des Guerres de Religion avec les atrocités commises de part et d'autre qui nous remplissent d'effroi et de pitié.

          Quoi qu'il en soit, toutes les invasions, depuis les Romains, ont traversé notre contrée, mais la sauveté, prolongement du mouvement de la Paix de Dieu, a stabilisé une population vaillante et la forêt nourricière a servi de refuges pendant les temps les plus troublés de l'histoire du pays.

          Ainsi, on peut affirmer que c'est tout un art de vivre ici, dans le cadre champêtre de cette vallée verdoyante, préservée des fragrances et autres effluves désagréables engendrés par un progrès souvent peu compatible avec les valeurs naturelles de l'existence. N'oublions jamais qu'il faut toujours faire grand cas de Sauveterre car ses habitants ont toujours su défendre leurs intérêts.

          Et le présent ouvrage sur Sauveterre sur Thoré sera un témoignage de reconnaissance à tous ceux, qui dans le passé, par leurs monuments et leurs écrits ont permis sa réalisation.


                                                                         Jean-Pierre  FERRER


La halte Albine-Sauveterre


Livre d'Histoire et de Géographie de Sauveterre : disponible
Découverte de Sauveterre sur Thoré

LA  DICTÉE  DE  BOUT-DU-PONT-DE-LARN  (Tarn)

Voix de sirène, dangereux pouvoir de séduction

Pour parler sans ambiguïté et pour éviter les paroles amphibologiques, cette visite à Bout-du-Pont-de-Larn dans le Tarn, nonobstant le roulement incessant des convois de toutes sortes sur le grand chemin carrossable qui relie l’Orient à l’Occident, en bref cette ancienne route royale qui va d’Agde au bord de la mare nostrum à Mazamet près du pays castrais, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat. 

Les gens d’ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition locale a laissées, il y a plus de quatre-vingts ans, celles de disputes mémorables ou autres algarades, chamailleries ou criailleries des habitants de l’époque. Quelque incertaines que fussent les velléités d’autonomie et de scission du hameau, nos ancêtres assumaient leur choix avec détermination. Saint-Amans-Valtoret les condamnait.

On n’oubliera pas qu’un pont a toujours une extrémité d’où le nom séculaire de Bout-du-Pont-de-Larn, malgré les réticences, les sous-entendus futiles ou les écrits intempestifs de sa voisine immédiate située de l’autre côté du pont enjambant lo Larn, nom évocateur prononcé autrefois maintes et maintes fois par les anciens. Les eaux tumultueuses et grondantes du Thoré et du Larn ont toujours attiré les peuples qui les ont utilisées très souvent comme forces mouvantes pour la production de courant électrique et des innombrables moulins les plus différents ou comme ressources naturelles grâce à leurs vertus particulières pour le lavage et le dégraissage des laines. 

Doit-on dire et écrire le Larn ou l’Arn ? C’est là que le bât blesse depuis des temps immémoriaux. Cassini de Thury dès le 18ème siècle, carte royale à l’appui, précise sa graphie traditionnelle que reprendront à juste titre les communes de Pont-de-Larn en 1790 avec confirmation en 1802 et de Bout-du-Pont-de-Larn en 1928. Eh bien, voilà donc une précision utile ! Quelque prudents que vous soyez, vous n’éviterez pas la faute. Mais convainc-t-on jamais vraiment ?

La partie champêtre des vacants et des bois sur les hauts du territoire apporte une touche verdâtre et reposante au tissu urbain moderne. Quoi qu’il en soit, il fait bon vivre et travailler aux portes de Mazamet, à l’ombre des châteaux de Montlédier et d’Hautpoul aux tours et remparts de camaïeux grisâtres, dans ce charmant village loué par quelques articles dithyrambiques mais résistant au chant des sirènes du même acabit et à leur dangereux pouvoir de séduction.

                                                       Jean-Pierre  FERRER


Le pont de Larn



Village d'Hautpoul

Découverte de Bout-du-Pont-de-Larn
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Les dictées des Cahiers de Minerve
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