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LES MINES DE LIGNITE |
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Une ancienne activité économique. En demeure le souvenir... |
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Le terroir minervois continue à nous étonner sur la grande variété de ses ressources. Voici que son sous-sol aussi entre dans l'histoire. Depuis le 17ème siècle, on connaît l'existence du charbon de terre dans les régions de Graissessac et d'Azillanet. Chaque fois que l'on a ressenti les besoins d'énergie pour les fours, les chaudières ou le chauffage des hommes, Les MINES DE LIGNITE d'Azillanet, Minerve, Agel, Bize, La Caunette et autres ont été exploitées. De l'avènement de la société industrielle jusqu'à la seconde guerre mondiale, se sont constituées, dans ces régions, une vie et une culture minières, tributaires des fluctuations de la demande d'énergie. |
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Les différentes concessions minières se trouvaient à Agel, Azillanet, Beaufort, Bize-Minervois, La Livinière, La Caunette, Aigues-Vives, Cesseras, Mailhac, Pouzols et Sainte-Valière, Minerve, Olonzac et Oupia. En 1948, le stock sur le carreau de la mine de La Caunette s'accroît sans cesse, il est de l'ordre de 2000 tonnes. Il y a une grave crise à cause de la mévente. toutes les mines du Minervois sont touchées et la moitié du personnel est licenciée. Pour sortir de cette situation, il est obligatoire de réduire considérablement les dépenses et aussi de baisser le prix de vente. mais le marché ne peut refuser les attributions possibles de bons combustibles pour imposer ces lignites médiocres. on va donc vers une fermeture probable, quasi certaine, pour bientôt et sans espoir de retour. Il faudra penser maintenant au reclassement des ouvriers licenciés. |
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La mine de Mailhac-Pouzols est la dernière à se maintenir en 1951. Mais la production est faible et toujours déclinante. les mines de lignite en Minervois ont éprouvé pendant la fin du 19ème siècle et dans le premier tiers du 20ème siècle, des vicissitudes diverses. Elles furent tantôt abandonnées, tantôt reprises, selon les fluctuations économiques de la France, et elles n'ont donné, en somme, que des résultats peu intéressants. |
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De nos jours et depuis longtemps, aucune mine n'est plus en service. Mais il reste, ça et là, des traces de l'épopée minière commencée dans le Minervois, il y a plus de 200 ans. Pour suivre le circuit des mines, il faut s'armer de courage, de patience et d'une bonne carte bien détaillée. La recherche des derniers vestiges est laborieuse, la végétation a envahi souvent les terrains, le temps a détruit beaucoup de bâtiments et les ruines sont en voie de disparition. Néanmoins, on peut essayer de partir à la découverte de l'épopée minière en Minervois. Une voiture, de bonnes chaussures, éventuellement des jumelles, la carte en poche, le présent Cahier de Minerve n.02 et c'est comme pour les sangliers, à défaut de les voir, on parcourt la nature sauvage à travers les bois de pins, la garrigue, les vignes ou les rochers. |
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Au 19ème siècle, il s'agissait de petites concessions formées d'associés qui se groupaient pour les besoins de la cause. Souvent leurs moyens financiers étaient limités et ils épuisaient rapidement leurs disponibilités dans des causes perdues d'avance compte tenu du peu de rapport des mines de lignite de la région. On exploitait les veines de lignite comme on pouvait et on assurait l'écoulement du charbon vers les centres de stockage (Azillanet, Cabezac, le port d'Homps) le plus souvent à dos de mulets car les voies de communication étaient affreuses. les ingénieurs des mines assuraient les visites et donnaient aux exploitants les conseils les meilleurs. |
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Au 20ème siècle, le régime des sociétés plus importantes s'installait progressivement. Elles étaient à la recherche de capitaux de plus en plus importants pour des profits de plus en plus hasardeux. Les capitalistes investissaient des sommes plus ou moins importantes un peu partout en privilégiant les chemins de fer comme les Tramways de l'Aude ou de Béziers, les chemins de fer départementaux de l'Hérault ou les mines de la région comme les lignites du Minervois, les mines de plomb et de zinc du Pardailhan, les mines de fer de Riols ou de Courniou ou l'usine métallurgique de Saint-Chinian. Les dividendes versés étaient rares à en juger par les nombreux coupons non détachés que l'on retrouve sur les actions anciennes. C'est pourquoi les actions sont parfois appelées valeurs à revenus variables. |
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LES MINES DE LIGNITE EN MINERVOIS Les Cahiers de Minerve n. 02 Avant-Propos de Michel DECARPENTRY Historien régionaliste Préface de Henri POUMAYRAC Maire de La Caunette Illustré, 113 pages. 2010 |
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