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Les Cantons |
Les Villages |
Les Villages |
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LA DICTÉE DE MINERVE (Hérault) |
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Pour parler sans ambiguïté, cette visite à MINERVE dans l'Hérault, malgré la chaleur caniculaire, en dépit d'un ciel céruléen dans une atmosphère surchauffée par les rayons de l'ardent soleil méridional que réfléchissent les calcaires nummulitiques blanchâtres des Causses, à cause des chênes yeuses et kermès, de l'asphodèle, du genévrier, du thym et du fragon, en bref de cette végétation méditerranéenne odorante que la folie des pyromanes de toutes sortes, a toujours menacée, nous plongea tous, tant que nous étions, dans un ravissement béat. Nous connûmes, dès lors, l'engouement de ceux qui avaient prospecté les lits sinueux et caillouteux de la Cesse et du Brian, escaladé les rochers abrupts, exploré les gigantesques cavernes préhistoriques, lequel fut, à l'image de nos forces musculaires, inhérent à l'air excessivement brûlant, quel qu'amoindries qu'elles fussent par la criaillerie aiguë et stridente de nos coreligionnaires regimbant et bramant d'impatience. Les gens d'ici vous susurrent les vagues réminiscences que la tradition occitane a laissées, celles d'un siège mémorable et d'un autodafé sanguinaire tout à l'honneur de notre vicomte Guillaume et de ses féaux gens de main. La cité de MINERVE, ceinte de deux rangées de fortifications épaisses et crénelées, dont les tours semblent peintes en des camaïeux gris et ocre, nonobstant le choc effroyable de l'ost de Simon de Montfort et de sa Malevoisine, malgré le légat, sombre figure typique de son époque, grand pourfendeur de bonshommes cathares, hérétiques notoires, résista farouchement et ne dut sa perte qu'à ses citernes aux alvéoles asséchés, ainsi qu'à la fortuite découverte du chemin menant au puits Saint-Rustique. Quoi qu'il en soit, quelle qu'elle fût, cette tragédie n'eut point de précédent dans notre Minervois médiéval agonisant et, d'aussi loin que l'on put l'apercevoir, un bûcher effroyable, aux flammes crépitantes et ondulant en volutes nimbées de sang et d'or, embrasa la voûte céleste. Cent quatre-vingts parfaits et parfaites, munis du consolamentum, y furent occis.
Jean-Pierre FERRER |
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| Histoire et géographie de Minerve : livre disponible | |
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LA DICTÉE DE PARDAILHAN (Hérault) |
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| Découverte de Pardailhan | |
| Découverte de Saint-Jean-de-Minervois | |
| Histoire et géographie de Saint-Jean : livre disponible | |
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LA DICTÉE DE LA LIVINIÈRE (Hérault) |
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Pour parler sans
ambiguïté ou pour éviter les commentaires sibyllins
d'éventuels voyageurs sectateurs d'une nature tourmentée par
un relief montagneux à souhait, cette visite à La
Livinière dans l'Hérault, malgré la chaleur caniculaire du bas pays et
les prémices de la froidure hiémale du causse de Saint-Julien
et grâce au pistachier lentisque, au chêne vert et kermès, au
cèdre de l'Atlas, aux pins, laricio, noir, maritime et d'Alep,
sensibles aux effets dévastateurs de la chenille
processionnaire, en un mot, à la faveur de cette végétation
que la folie des pyromanes de tout acabit a toujours menacée,
cette visite donc nous fit espérer que ce ravissement ne
cesserait jamais. La ténacité et le courage des gens de la terre sont en train de parfaire le cru La Livinière, restant fidèle à leur antique ancêtre la Cella Vinaria, éponyme du lieu. Ils s'investissent passionnément dans la viticulture, fidèles à leur charte de qualité, en une quête incessante de l'amélioration du vignoble par la sélection des cépages au prix d'un travail acharné pour la valorisation de leur produit. Quoi qu'il arrive, qu'ils ne perdent pas courage malgré la crise latente et sournoise, car leurs objectifs sont réalisables.
Quoi qu'il en soit,
cette renommée rejaillira sur nous tous dans le bourg et les
campagnes comme aux alentours et fera de La Livinière un haut
lieu chargé d'histoire dont l'économie moderne peut
assurer son présent et son avenir. |
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| Histoire et géographie de La Livinière : livre disponible | |
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LA DICTÉE D'ASSIGNAN (Hérault) |
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De but en blanc, peut-être en butte aux reproches de
certains, n'en déplaise à d'autres, on peut affirmer qu'Assignan
possède une histoire digne d'intérêt. Qu'apprend-on ici ? Il
s'agit de ne pas ânonner. C'est la villa du romain Asinius qui est l'embryon
du village au pied de la colline. Mais quoi que nous en ayons et qui que
vous soyez, convainc-t-on jamais vraiment ?
En attendant, vignerons,
protégez vos ceps ! Malgré tout, le nectar de Saint-Chinian coulera à
flot. Sûrement, ce sera un dilemme pour rester indemne. |
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| Histoire et géographie d'Assignan : livre disponible | |
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LA DICTÉE DE L'ESCARGOT D'AIGNE (Hérault) |
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De
but en blanc, peut-être en butte aux reproches de certains, n’en déplaise
à d’autres, on peut affirmer qu’Aigne
possède une histoire structurée et cohérente. Qu’apprend-on
ici ? Il s’agit de ne pas effrayer l’hélix. C’est la villa du
romain Annius qui est l’embryon du village au pied de la coquille. Mais
quoi que nous ayons et qui que vous soyez, convainc-t-on jamais vraiment ? Quérir, enquêter, relater et rédiger sont des travaux de longue haleine
au prix exorbitant. La plupart des gens en rêvent, peu le réalisent.
Soyons exigeants. Nous avons été tout ouïe durant notre recherche. Quel
en sera le résultat ? Nul n’est censé ignorer son passé et son
présent. C’est là que le bât blesse. En attendant, oyez nos conseils Artistes penchez-vous sur vos œuvres et méditez ! Aignois, Aignoises, braves gens d’ici ou d’ailleurs, attention par la
droite, par la gauche ou en face, vous tournerez quand même ! Vignerons, protégez vos ceps ! Malgré tout, le nectar du Cru
Minervois coulera à flot. Quel dilemme pour rester indemne ! |
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| Découverte du village d'Aigne | |
| Histoire et géographie d'Aigne : livre disponible | |
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LA DICTÉE D'OUPIA (dans l'Hérault) |
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Pour
parler sans ambiguïté, cette visite à Oupia,
malgré la présence d’esprit de Zeus et d’Éole sur les flancs de la
Serre qui cachent enfouies profondément en son sein les forges de
Vulcain, avec ce lignite sain que l’on retrouve référencé parmi les
saints de l’industrie charbonnière autrefois si prospère dans notre
beau Minervois, fut pour nous un ravissement général. La
richesse patrimoniale est importante ; les découvertes l’attestent ;
les restes de l’église Saint-Estève sise dans le Fort ainsi que les
monuments religieux de Saint-Étienne au village et de Notre-Dame des
Oliviers au cimetière. Mais le cippe, servant de pied d’autel chrétien
d’époque wisigothique du 5ème siècle, pourrait contribuer aux découvertes
archéologiques de l’ancienne place forte médiévale tenue en son temps
par Guillaume, Gailhard et Bertrand, seigneurs vassaux des vicomtes de
Minerve et de Narbonne. Jean-Pierre FERRER |
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Notes sur les dieux dans la
mythologie : * ZEUS est celui qui assura la prééminence sur tous les
dieux de la mythologie. Il ne fut à l’origine qu’un dieu un peu plus
redoutable que les autres. C’était le dieu des phénomènes atmosphériques,
celui qui éclaire le ciel, le couvre de nuages, dispense sur la terre
pluie et neige, lance des éclairs et fait rouler le tonnerre. * ÉOLE est
le dieu des vents, fils de Poséidon. S’il lui arrive de désobéir à
Zeus, maître suprême, et de libérer les vents sans y avoir été convié,
il déchaîne les désastres, les tempêtes et les naufrages. *VULCAIN
est le dieu du feu. C’est le dieu-forgeron forgeant et fabriquant les
armes des dieux dans les cavités des volcans de l’Italie du Sud. * MINERVE
est une divinité romaine associée à Junon et à Jupiter au sein de la
triade capitoline. Elle représentait la pensée élevée, les lettres,
les arts et la musique, la sagesse et l’intelligence. |
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| Histoire et géographie d'Oupia : livre disponible | |
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OPIAN
EN
OCCITAN O LA DICTADA OCCITANA D’OPIAN |
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Opian es un vilatjòt del Menerbés
arremicolat dins los plecs de la Sèrra coma lo nenon dins los braces de
sa maire. Aquel puèg de las corbas arredondidas a balhat a de generacions d’Opianòls
tot çò que la natura podiá ofrir : sos parres de garriga, sas
ensaladas salvatjas ( agaroces, arrucats, cosconilhas, mastièras e autres
reponchons ), sos porriòls, sas coitivas, sas amoras, sos
cagarauls, sa cacilha (conilhs, lèbres, perdigals, torges…). Lor a
balhat la lenha per sos fuòcs, la pèira per sos paredons e sas capitèlas,
la cauç per sos ostals… e los aglans pels
pòrcs, e l’èrba pels conilhs dometges, e la bauca per las fedas
e los motons, e lo pelhenc pels chavals… Aicí los luocs parlan occitan :
Borie Nove (boria nòva), le Baus (lo bauç) la Boissède (la boisseda),
Camboufart (camp bofart), Coste Tourade (còsta torada), Lescut (l’escut),
Lestacat (l’estacat o l’estaca), Fountaygous (font aigosa), Fournes (forn,
fornàs), les Hermes (los èrmes), la Peyrasse (la peirassa), Peyremale (pèira
mala), Réverda (rec verdàs ?), les Vignals (los vinhals) e patin e
cofin… Nòstra dòna dels olius e Sant Estève velhan suls « sens èimes »
(1) dins l’olor dels romanins, dels boisses e de las ginèstas, jol
solelh o las ramadas, dins las ventòrias del cerç e del marin… « La Mata Doça » (2) (la mòta doça ?), un recantonet
d’Occitania entre mar Mediterranèa e Montanha Negra, ont la vida passa
doçament… doçamenet… doçamenton…
Jacques VIDAL (1) :
nom d’escais dels Opianòls |
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OUPIA
EN OCCITAN
ou la dictée occitane d’Oupia (Traduction) |
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Oupia
est un petit village du Minervois blotti dans les plis de la Serre comme
le petit bébé dans les bras de sa mère. Cette
colline aux courbes arrondies a donné à des générations d’Oupianais
tout ce que la nature pouvait offrir : ses asperges de garrigue, ses
salades sauvages (agarous, arrucats, cosconilhes, mastières et autres
reponchons, noms locaux de salades sauvages en général de la famille des
astéracées ou des campanulacées), ses poireaux sauvages, ses
champignons (pleurote du panicaut), ses mûres, ses escargots, son gibier
(lapins, lièvres, perdreaux, grives…). Elle leur a donné le bois pour
leurs feux, la pierre pour leurs murettes et leurs capitelles, la chaux
pour leurs maisons… et les glands pour les cochons, et l’herbe pour
les lapins domestiques, et la « baouque » (herbe :
brachypode rameux) pour les brebis et les moutons, et l’herbe (genre :
agrostis) pour les chevaux… Ici
les lieux parlent occitan : Borie Nove (la ferme neuve), le Baus (la
falaise), la Boissède (lieu où pousse le buis), Camboufart (champ venté),
Coste Tourade (côteau élevé), Lescut (l’écu), Lestacat (l’attaché
ou l’attache, le pieu), Fountaygous (la fontaine abondante), Fournes (le
four…à chaux ?), les Hermes (les friches), la Peyrasse (lieu
pierreux), Peyremale (la pierre maléfique), Réverda (ruisseau verdâtre ?),
les Vignals (les vignobles) et caetera… Notre-Dame
des Oliviers et Saint-Étienne veillent sur les « sans mesure, sans
raison » (1) dans l’odeur du romarin, du buis et des genêts, sous
le soleil ou les averses, dans les bourrasques de vent d’Ouest ou d’Est… « La
Matte douce » (2) (la Motte douce ?), un tout petit coin d’Occitanie
entre Mer Méditerranée et Montagne Noire où la vie passe doucement…
tout doucement…très doucement… Jacques VIDAL |
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| Histoire et géographie d'Oupia : livre disponible | |
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LA DICTÉE DE SAINT-JEAN-DE-MINERVOIS (dans l'Hérault) |
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A Saint-Jean…entre
muscat et
sanglier
Pour parler sans ambiguïté cette visite à Saint-Jean-de-Minervois,
malgré un terrain rocailleux à souhait qui protège en son sein les
racines et radicelles de nos vignes produisant un raisin blanc petit grain
et plus tard un vin doux naturel de derrière les fagots, spécialement
protégé par la déesse Minerve, protectrice des arts et de la sagesse,
un peu guerrière quand même, fut pour nous un enchantement magique et
nous laissa béats d’admiration. Tandis que Zeus et Éole se déchaînent avec fureur
dans les montagnes, le muscat accompagne les plats et les desserts les
plus recherchés que les grands chefs accommodent avec passion. Ils
proposent leurs inventions les plus originales qu’un livret de recettes
gourmandes du Parc Naturel Régional du Haut languedoc nous fait découvrir
en donnant satisfaction à notre curiosité. Ce muscat petit grain si
gouleyant, aux arômes délicats, fait frémir les papilles gustatives de
tout être normal. Les gens d’ici vous susurrent les vagues réminiscences
que la tradition viticole a laissées, surtout celle de la découverte
raisonnée de trois vignerons visionnaires voilà des dizaines d’années
et celle d’une intrusion dans le secret des dieux, sous un ciel céruléen
brûlé par un soleil impitoyable que réfléchissent les calcaires essaimés
dans les parcelles des vignes. Tout ceci nous laissa sans voix. La
recherche des métaux concessibles à travers les vacants communaux n’a
pas donné beaucoup de résultats et d’espoir à toutes ces sociétés
qui ont englouti tant d’espèces sonnantes et d’énergie. Il est plus
raisonnable d’investir dans la recherche des sangliers qui pullulent
parmi les maquis inextricables. Jean-Pierre
FERRER |
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| Découverte de Saint-Jean-de-Minervois | |
| Histoire et géographie de Saint-Jean : livre disponible | |
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Les dictées des
Cahiers du Thoré Les dictées des Cahiers de Terres de Caux |
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