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| CANTON D'OLONZAC (Hérault) | |
| Des premiers temps géologiques à nos jours... | |
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Le
CANTON D’OLONZAC est situé dans la partie Ouest du département
de l’Hérault formant l'arrondissement de Béziers. Il est composé de 13 communes, dont la population totale
est de 5118 habitants répartis sur un vaste territoire chargé
d’histoire. La vigne est la principale culture. Les vins du Minervois
sont connus depuis l’époque romaine et contribuent à la prospérité
du canton. L’épopée cathare a eu un retentissement important dans la région avec surtout les deux châteaux de Minerve et Ventajou ainsi que toutes les places fortes environnantes dont les seigneurs étaient les vassaux du vicomte Guillaume. La capitale historique est MINERVE, la cité qui a donné son nom au Minervois, mais OLONZAC reste le lieu économique important avec son célèbre marché du mardi. |
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Le canton d'Olonzac compte 13 communes |
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AIGNE |
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236 habitants, à 148 m d'altitude, AIGNE
s'élève sur une colline couverte d'un riche vignoble produisant un vin
de qualité supérieure. Il est classé parmi les crus AOC les plus
renommés du Minervois. Le vieux village ou Escargot, d'origine ancienne,
offre une très intéressante curiosité archéologique. C'est un des
rares villages ayant conservé sa forme primitive. C'est le type complet
d'un bourg. On voit aussi l'ancien château seigneurial qui
appartenait à Bernard Pierre au 11ème siècle. En 1674, la seigneurie
privée appartenait à Jean Cazalet, chanoine de Narbonne. L'église
paroissiale a une abside romane mais la travée du Sud est de style
gothique. Le clocher devait être une tour fortifiée concourant à la
défense du bourg. Place publique bien ombragée, avec fontaine
monumentale érigée en 1872, le village est propice au repos sous le
couvert de Saint Abdon. |
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AZILLANET |
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378
habitants, à 108 m d’altitude, AZILLANET offre une grande variété
tant dans le relief que dans la géologie entre Cesse (Eocène tertiaire)
et Aude (terrasse quaternaire). Les lignites étaient extraits des mines
de Prat-Quilleran. Nombreuses exploitations agricoles gallo-romaines. Des
prieurés ou chapelles parsèment le territoire (Fabrègues, Notre-Dame de
Libres, Saint-Sernin, Savigne). Le vieux bourg était autrefois fortifié
avec l’ancienne forteresse de Guillaume d’Azillanet. Église
paroissiale Saint-Laurent datée de 1700, restes de l’ancien château,
voûtes du couvent des Sœurs de Saint-Joseph, portes fortifiées et
ruelles étroites ont connu les guerres de Cent ans et de Religion.
Autrefois, on cultivait les céréales, les oliviers et la vigne qui fait
la renommée du village actuel. La cave coopérative Les Crus du
Haut-Minervois, le domaine du Pech-d’André et les caves particulières
apportent une note supplémentaire à la grande renommée viticole d’Azillanet. |
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BEAUFORT |
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Le village de BEAUFORT s'échelonne sur une colline que couronne le
vieux château. L'église Saint-Martin a conservé quelques vestiges de
son abside romane et elle porte le cordon noir de Charlemagne. Les
seigneurs sont cités dans les chartes aux 11 et 12ème siècles. Isarn
de Beaufort est dépossédé après la Croisade des Albigeois et le Sénéchal de Carcassonne donne le château à Lambert de Thury en 1234.
Importante prise du château par les ligueurs en 1590 lors des guerres de
Religion. 157 habitants à 86 m d'altitude tout près d'Olonzac.
Importantes découvertes dont l'habitat le plus caractérisé depuis le
néolithique, occupation romaine et période wisigothique attestée.
Anciennes mines de lignite concédées en 1844 à M. d'Amieu, baron de
Beaufort. Un vaste paysage agricole entoure Beaufort et sa région. |
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CASSAGNOLES |
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CASSAGNOLES
est la plus petite commune du canton d’Olonzac. 430 m d’altitude, 2453
hectares principalement des forêts, des landes à callune, des pâturages.
Restes du château du 14ème siècle avec sa tour transformée en
campanile. L’église paroissiale se trouve à l’extrémité sud du
village et date de 1590. La toute petite chapelle, à l’intérieur de
l’agglomération, est très bien entretenue. Elle a été aménagée en
1843.
Corps de sapeurs pompiers de première intervention. Le groupement
forestier aide au reboisement en conifères et en résineux. La vigne (43
ha) est la culture la plus importante. Elle fournit un vin de montagne agréable
à boire et aussi un A.O.C. Minervois typique sur un sol schisteux avec un
climat méditerranéen et atlantique. Les nombreuses plantes permettent
d’entretenir une colonie d’abeilles qui fournissent le miel de
montagne, de garrigue, de châtaigniers. La Maison de l’abeille, une des
dernières réalisations très réussie, attire les élèves, les
touristes, les promeneurs et les professionnels de l’apiculture. Une
visite s’impose nécessairement aux royaumes de la forêt, de
l’abeille, de l’eau fraîche et du poisson. |
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LA CAUNETTE |
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138
mètres d’altitude, un peu plus de 300 habitants, le village s’étire
le long de la Cesse presque toujours asséchée. Le vieux village de
LA
CAUNETTE se groupe à la Carambelle, quartier pittoresque entouré de
fortifications médiévales. Restes du porche d’entrée du 13ème siècle,
encastré dans une tour avec machicoulis et meurtrières. Sur la place, on
découvre le château moderne des Pardailhan construit au 17ème siècle
et qui
surplombait la place de l’ormeau. Il y a encore peu de temps, se
trouvait en son milieu un arbre dit l’Orme de Sully, qui a dû céder
sa place à un micocoulier à cause de son grand âge. On en conserve le
souvenir sous forme d’une grande sculpture.
C’est
un joli petit village plein de caractère avec son quartier neuf séparé
de l’ancien par la Côte. A l’entrée Ouest, on découvre l’église
paroissiale Notre-Dame de l’Assomption. La nef romane date du 11ème siècle
et elle a été agrandie au 16ème siècle. Important centre minier
depuis 200 ans où l’on extrayait le lignite. Son vignoble, de très
grande qualité, produit un vin Minervois très apprécié aux senteurs de
garrigue et de fruits sauvages. La fête du pressurage met en émoi
l’ensemble du village et contribue à la convivialité de ses habitants
et de tous ceux qui portent un intérêt certain pour La Caunette.
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CESSERAS (1) |
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CESSERAS est une commune importante chargée d'histoire. Le
château et les remparts sont encore visibles. Pendant la Croisade des
Albigeois, Pierre Raymond seigneur de Cesseras fut emmuré pour crime
d'hérésie. Son fils Bernard Arnaud fut déclaré faidit et ses
petits-fils Guillaume et Pelfort dépossédés à jamais. Louis IX donna
Cesseras en assignat à Trencavel. En 1455, Bertrand Coursier acheta la
seigneurie à Louis de Passat. Au 18ème siècle, le baron de Fabrezan
avait la seigneurie entière et directe comme étant le mari d'Anne de
Loubens. En 1362, prise de la place forte de Cesseras par les Grandes
Compagnies. En 1591, il se livra une bataille indécise entre
Montmorency et le duc de Joyeuse. 409 habitants, à 90 m d'altitude, la
grotte d'Aldène, près du hameau de Fauzan, contribue à la connaissance
de la région par sa galerie des pas de l'homme de Cro-Magnon et ses
gravures rupestres. L'exploitation des phosphates, entre 1888 et 1937, a
contribué à la dégradation du site. Dolmen et habitat préhistorique à
Cigalières, anciennes mines de lignite exploitées dès le 19ème
siècle, église paroissiale Saint-Geniès (de Rome), ancienne chapelle
Saint-Germain. |
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La GROTTE D'ALDÈNE
ou de la Coquille ou de Fauzan ou de Minerve est située dans le
canyon calcaire des gorges de la Cesse, une rivière encaissée entre les
falaises criblées de cavernes et de grottes. Cette barre calcaire date de
l'Éocène (50 à 70 millions d'années) et repose en discordance sur des
calcaires dolomitiques cambriens de 500 millions d'années. Abandonnée
par les eaux lors du creusement du lit de la Cesse, la grotte se remplit
progressivement de sédiments qui se superposent de bas en haut dans un
parfait ordre chronologique, les plus anciens sont situés sur le sol de
la grotte. On y trouve des restes d'animaux, des témoins de la flore, des
traces d'occupation par les hommes à certains niveaux. Le premier Homme
d'Aldène utilisait des shoppers, des galets à silex éclatés très
grossiers (320000 ans AV JC ou peut-être bien avant). Des pas du
deuxième homme d'Aldène, dit de Cro-Magnon, ont été découverts (15000
ans AV JC). |
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FÉLINES-MINERVOIS |
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FÉLINES-MINERVOIS se situe sur la rivière Ognon. le ruisseau de
Merleaux sépare le village de l'église de 1694 très remaniée et du
château d'Hautpoul. 396 habitants, à 159 m d'altitude, grottes
préhistoriques, dolmens, menhir, station néolithique, Fellinas villa est
citée dès 899. C'était une seigneurie de la viguerie de Carcassonne en
1529 et une paroisse du diocèse de Saint-Pons. Le château de Ventajou,
chef-lieu du pays de Ventajou aux 10 et 11ème siècles, est situé sur une
haute montagne entourée de ravins très profonds. Il fut entièrement
démoli, par représailles, par l'armée de Simon de Montfort en juillet
1210. Pierre Roger de Ventajou fit sa soumission après la prise de
Minerve. |
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FERRALS-les-MONTAGNES |
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FERRALS-les-MONTAGNES,
importante commune au début du siècle, s’étire le long de la route
départementale n°12.
112 habitants dispersés dans de nombreux hameaux et fermes dont Authèse,
Campredon, Peyrefiche, Aimard. Élevage mixte au Nord, nombreux jardins
potagers traditionnels. Les nuits sont fraîches et agréables en été et
permettent un repos bien mérité. Haut-lieu de la géologie avec les
plus anciens
terrains fossilifères où l’on peut découvrir, au hasard des recherches,
les faunes les plus antiques des trilobites. Les
seigneurs furent successivement ceux de Ventajou, Minerve, La Livinière
et Rieux-Minervois. Belle résidence ruinée de 1621, pour la chasse. La
grande forêt possède des arbres aux espèces nombreuses dont les châtaigniers
avec en sous-bois, des champignons réputés. L’église champêtre
Saint-Pierre, construite sur une élévation à l’extérieur du village,
possède un bénitier en marbre. Au hameau d’Authèze, coule la source de
La Valette. Les eaux proviennent du versant atlantique. La chapelle
Saint-Jean Baptiste, du 12ème siècle, a été récemment restaurée. |
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LA LIVINIÈRE (1) |
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Le village de LA LIVINIERE s'élève sur une sorte de
promontoire au bas des derniers contreforts du Causse de Saint-Julien des
Molières. En 1790, c'était un chef-lieu de canton avec les communes de
La Livinière, Ferrals, Félines, Cassagnoles, Siran. Ce canton fut
supprimé le 3 brumaire an X et les communes qui le formaient rattachées
au canton d'Olonzac. Hugues de La Livinière était abbé de Caunes, en
1210, quand le Minervois fut envahi par Simon de Montfort. son frère, le
seigneur Pierre fut déclaré faidit. C'est Pierre le Singlar qui lui
succéda dans le château. Il fut un farouche et un terrible adversaire
pour le Minervois. Actuellement, il y a 598 habitants répartis entre le
village et les écarts, à 130 m d'altitude. On trouve des restes du
château avec des murs de quatre mètres d'épaisseur, des cintres romans,
des voûtes superposées, des portes et remparts. L'église paroissiale
est sous le vocable de Saint-Étienne. Anciennes mines de lignite
exploitées en 1851 à Calamiac. |
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LA LIVINIÈRE (2) |
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NOTRE-DAME DU SPASME est célèbre dans tout le Minervois. La vierge vénérée n'est honorée sous le vocable du Spasme nulle part en France si ce n'est à La Livinière et à Jérusalem, à l'endroit de la 4ème station. La statue était en pierre et datée du 15ème siècle. Elle représente la vierge en défaillance; la tête est d'une naïve et touchante expression. Sur les épaules de la statue, on remarque avec étonnement deux mains appartenant à n'en pas douter, à un second personnage qui soutenait la Vierge dans son spasme. On citait plusieurs miracles opérés par la puissante intervention de Notre-Dame du Spasme; certains ont eu un caractère frappant. Il n'est pas étonnant que les foules continuent à venir visiter cet antique et vénéré sanctuaire. Livre d'Histoire et de
Géographie de La Livinière : disponible
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MINERVE |
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A 193 m d'altitude, MINERVE a une population de
113 habitants répartis entre le village et les écarts dont Mayranne, Le
Pech, Le Bouys, Vieulac, Les Aliberts... Superficie 2682 hectares dont 200
en vignes, 1960 en landes et 415 en bois, principalement de chênes verts.
Anciennes mines de lignite et carrières de marbre blanc non exploitées.
La Cesse et le Brian se rejoignent au pied du village en formant des
canyons grandioses. La Cesse a creusé deux grands tunnels dans le
calcaire nummulithique et a, par deux fois, abandonné son lit. Le climat
de la région est chaud en été, doux en hiver. L'eau de la Cesse coule
de novembre à mars. le Brian offre une eau permanente. Sa vallée est
plus verdoyante, fertile et ombragée et le lit de la rivière serpente à
travers les anciens jardins et les chaos des rochers. |
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OLONZAC |
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OLONZAC est un chef-lieu de canton au milieu d'une plaine
fertile plantée de toutes parts de vignes. 1590 habitants, à 43 mètres
d'altitude, la capitale économique du Minervois se distingue par son
célèbre marché du mardi. En 1127, Louis VI mit Olonzac,
en même temps que le Minervois, sous la dépendance directe du seigneur
de Carcassonne. Les seigneurs tels Bernard-Almaric, Frotard ou Pons,
après la conquête définitive du Minervois par Simon de Montfort, furent
maintenus dans leur situation sous suzeraineté royale. A Olonzac, une
réprobation violente et unanime existe contre le seigneur du lieu, dont
la conduite pendant cette guerre a été si différente de celle de ses
habitants. Ces seigneurs, qui possédaient Olonzac depuis plus de quatre
siècles, devaient disparaître d'une manière sanglante : en effet, le
dernier d'entre eux fut décapité à Olonzac même, sur le chemin d'Homps
le vieux, pour crime de félonie, quelques temps avant 1309. Ses biens
furent confisqués par le roi. |
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OUPIA |
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OUPIA est un agréable village du Minervois sur la limite des
départements de l'Aude et de l'Hérault, au pied d'une longue colline
couverte de vignes. 223 habitants, à 100 mètres d'altitude, le vieux village
est entouré de fortifications avec un château, quoique transformé,
dominant la plaine minervoise. On retrouve de nombreux vestiges des portes
et des murs de l'enceinte fortifiée. Les seigneurs d'Oupia sont
les vassaux des vicomtes de Minerve. Après la Croisade Albigeoise, on les
retrouve avec les vicomtes de Minerve. En 1672, Guillaume et Pierre d'Oupia
ont l'entière seigneurie. L'église paroissiale Saint-Étienne a été
reconstruite en 1898. Anciennes mines de lignite exploitées dès
1824. |
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SIRAN |
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SIRAN est une agréable petite ville située au pied de la Montagne
Noire entourée par un important vignoble produisant un vin Minervois
excellent. 580 habitants, à 101 mètres d'altitude, le village était,
autrefois, entouré de fortifications, avec un château et quatre portes
principales, défendus par de profonds fossés. Après plusieurs
batailles, il fut pris par Simon de Montfort et Pons de Siran fut
dépossédé de son château après la prise de Minerve. Il reste des
vestiges de remparts et deux anciennes portes: l'une au Nord, dite de la Bade est dominée par un curieux beffroi où se trouve l'horloge et
l'autre au Sud sur l'avenue, appelée portail d'Abal. Eglise paroissiale
de Saint-Baudile de construction gothique restaurée vers 1705 et église
remarquable de Centeilles qui constitue un monument digne d'intérêt. On
y découvre de belles voûtes ogivales dans la nef et le chœur, ainsi que
des
peintures. On découvre, au Pic Saint-Martin, les débris d'un camp
romain ayant succédé à un oppidum gaulois. |
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