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La gare de Motteville-CFN
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MOTTEVILLE-CFN
(Seine- Inférieure)
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Panneau au fronton de la gare de Motteville
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En-tête de la Compagnie
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Le train est composé d'une locomotive
Corpet et Louvet de type 130 T et de trois wagons. Le chemin de fer
assure à ses débuts trois aller et retour par jour afin de relier
Motteville à Ouville-la-Rivière. Il est 8 h 40 du matin, le soleil
va dissiper ce brouillard habituel en cette saison. Le petit
convoi va quitter la gare de Motteville-CFN (altitude 143 mètres) et
laisser de côté la station de l'État sur la ligne Paris-Rouen-Le
Havre. Un joli panache de fumée et un coup de sifflet strident du
chef de gare vont permettre au train chargé de voyageurs et de
marchandises les plus diverses, de démarrer. Il faudra 1 h 25 pour faire le
trajet complet, sans compter les imprévus naturellement. Le
concessionnaire de la ligne assure, à qui veut l'entendre, que les
correspondances à Gueures et à Ouville-la-Rivière seront assurées
comme d'habitude.
Le train transporte des marchandises variées comme du sable, du
charbon, des ardoises, de la fonte, des engrais et toutes celles qui
peuvent servir à l'artisanat et au commerce de la région. On peut
encore citer le transport des liqueurs, du savon, du champagne, des
fûts de bière, des vins de Bordeaux et de Bergerac, des vélos, de
la vaisselle et autres. Les produits exotiques comme le riz, le rhum
et les épices arrivent du Havre par bateaux et sont ensuite
expédiés dans tout le département. Mais force est de constater
qu'une multitude de produits divers arrivent dans les endroits les
plus reculés du Pays de Caux. Du fait de la facilité du transport à
un prix plus abordable, les produits sont accessibles à un plus grand
nombre de gens.
Si le tortillard avait surtout une fonction utilitaire (voyageurs,
marchandises et courrier), on ne peut pas rester
insensible à la découverte des beautés du paysage du plateau
cauchois mais surtout de la riante vallée de la Saâne. La
traversée de La Fontelaye près des sources de la rivière est un
ravissement général.
Motteville attire le voyageur de l'époque et le
touriste de maintenant par son église du 18ème siècle construite
dans le style du château dont il ne reste plus rien de nos jours. Nicolas Langlois épousa Françoise Bertaud mémorialiste et
confidente d'Anne d'Autriche. La commune connut son essor important
avec le passage de la ligne Rouen au Havre construite en 1847. La gare
État est importante car elle est un nœud ferroviaire qui a abrité
longtemps les locomotives à vapeur, celles de la Belle époque.
Balade
sur les traces de la ligne de chemin de fer Motteville à
Saint-Valery-en-Caux
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CRIQUETOT-SUR-OUVILLE
BOSC-RENOULT-HALTE
(Seine- Inférieure)
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Le voyage commence par la traversée de la
plaine de Motteville pour rejoindre la RN 29 à la halte de
Bosc-Renoult (commune de Criquetot-sur-Ouville) puis à celle de
Bosc-Mauger. La voie est alors sur le côté de la route
et pose souvent des problèmes à la circulation hippomobile et
automobile. Il y avait là un simple arrêt en bordure de la route. la
voie traversait la route par un passage à niveau non gardé matérialisé seulement par des panneaux. De nos jours, en raison du
passage de l'autoroute et de la construction d'un giratoire, l'endroit
a été profondément bouleversé.
Criquetot-sur-Ouville est un village tout en
longueur qui nous amène par une route parfaitement rectiligne jusqu'à la halte ferroviaire de Bosc Renoult.
Il existe l'église Saint-Martin construite au 18ème siècle et
agrandie au 19ème. Le cimetière possède un rare monument de la
guerre de 1870-1871. Réplique de la grotte de Lourdes et pèlerinage
bien suivi en septembre. Village natal du peintre Charles Angrand,
ami de Seurat.
Histoire de
Criquetot-sur-Ouville : disponible
Découverte du village de Criquetot
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La gare de Yerville
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YERVILLE-GARE
(Seine- Inférieure)
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Passage du train devant l'hôtel Bréant
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La rue principale du bourg
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Après l'arrêt du Bosc Mauger, le train
descend vers Yerville. Il faut traverser le centre
du bourg, passer devant l'hôtel des voyageurs de
Sénateur Bréant, emprunter la route principale du chef-lieu de
canton. Dès que le sifflet du tortillard se fait entendre au loin, les habitants n'oublient pas
d'aller, au plus vite, fermer toutes les fenêtres donnant sur la
grande rue.
Note : La rumeur laissait entendre
que le mécanicien avait reçu des ordres pour laisser un beau panache
de fumée dans la traversée du bourg, suite à la polémique qui
s'était installée sur la rentabilité de la ligne, entre le Dr
Perrier de Yerville et Émile Laborie.
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Intérieur de la gare de Yerville
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Le haut du bourg, vers Motteville
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Il est 8 h 55 et c'est l'entrée triomphale en gare de Yerville
située route de Tôtes. Toutes les
gares sont construites sur le même modèle : maison à un étage de
88 m2 environ avec logement du chef de gare, une halle accolée avec
un quai haut, des
sanitaires et un bûcher. La gare était desservie par la voie
principale et par celle de déchargement des marchandises. La
construction d'origine a été agrandie et abrite aujourd'hui l'espace
Delahaye.
A Yerville, le manoir de Gruchet est une
propriété privée et peu visible en raison de la végétation
abondante qui la masque. L'ancienne commune de Thibermesnil a été
rattachée en 1823. Cette commune possédait un magnifique château
dont il ne reste plus rien, sinon quelques pans de murs. Site ancien
de Pimont avec son beau pigeonnier. Le village à la population
conséquente est un centre attractif où l'on peut trouver tous les
commerces, les services et les administrations que peut offrir un
chef-lieu de canton.
Découverte
du canton de Yerville
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La halte de nos jours
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MESNIL-CARPENTIER
BOURDAINVILLE-HALTE
(Seine-Inférieure)
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Plan de la halte de Bourdainville
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La locomotive à charbon Corpet et Louvet 130 T
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A 9 h le petit train s'arrête à la halte
du Mesnil Carpentier après avoir traversé les herbages, les cours de
ferme et rejoint la RN 29. Maintenant, on ne voit plus de traces du
passage du train sinon grâce aux plans conservés. Les labourages et
les cultures ont repris le dessus sur le tracé de la voie ferrée. La
halte de Bourdainville, à l'altitude de 151 mètres est encore bien
conservée et sert d'abri à bois. C'est un simple bâtiment construit en briques. Il est 9 h
06 quand la rame s'immobilise à cet endroit pour prendre ou laisser
quelques voyageurs.
Bourdainville possède
un château sans grand intérêt architectural. La ferme du château
présente de beaux bâtiments de briques et de pierres. L'église a
été reconstruite vers 1850 et ne présente que très peu de
caractère.
Histoire de Bourdainville : disponible
Découverte de Bourdainville
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Dans la tranchée de La Fontelaye
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LA FONTELAYE-ARRÊT
(Seine-Inférieure)
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Le train dans la plaine de Bourdainville
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Le château de La Fontelaye
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La descente vers Anglesqueville par La
Fontelaye est commencée. Le train mettait 21 minutes pour effectuer
les 7 km entre Yerville et Anglesqueville dans le sens de la montée
et 25 minutes dans le sens de la descente. Il faut laisser le plateau
pour rejoindre la vallée de la Saâne. La voie traverse les bois
après le passage à niveau de la petite église de La Fontelaye et
s'engage dans une tranchée que traverse un pont maçonné supportant
un chemin forestier. Le remblai en bordure de route, à proximité de
la petite église, est encore bien visible. L'arrêt de La Fontelaye n'est
alors matérialisé
par aucune construction. Dans tous les cas les abris, s'ils figurent,
sont construits par les communes. Quant aux locomotives qui assuraient
la traction du train, leur réservoir avait une contenance de 4 m3
d'eau.
La Fontelaye est une
petite commune possédant un château important et surtout une
charmante petite église rurale au mobilier intéressant. On peut y
voir les litres seigneuriales des sires de Bostaquet. Dumont de
Bostaquet, protestant, émigra en Écosse au 17ème siècle.
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La gare d'Anglesqueville-sur-Saâne (Val-de-Saâne maintenant)
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ANGLESQUEVILLE-SUR-SAÂNE
GARE
(Seine- Inférieure)
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Arrivée du train
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Ancienne gare actuellement
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Il est 9 h 19 et c'est l'arrivée en gare
d'Anglesqueville-sur-Saâne (aujourd'hui dénommée Val-de-Saâne). C'est la
mieux conservée dans son état d'origine car elle n'a subi aucune
transformation. On distingue l'abri pour les marchandises, le quai de
chargement, le tracé de la voie bien que les rails aient été
enlevés après la fermeture en 1947. En principe, le train
stationnait environ une minute à chaque halte ou simple arrêt et
deux minutes dans les grandes gares. Il y avait de nombreux voyageurs
car c'était presque le seul mode de déplacement pour les locaux.
Anglesqueville-sur-Saâne s'appelle
aujourd'hui Val-de-Saâne. Elle a été formée de la réunion
en 1964 des communes de Thiédeville, Varvannes, Anglesqueville et
Eurville. Nombreux moulins. On note les églises de Saint-Wandrille,
Saint-Nicaise à Thiédeville. L'eau de la fontaine Saint-Sulpice
avait la réputation de guérir les maladies de peau à Anglesqueville.
très beau portail de l'ancien château de Varvannes détruit au
19ème siècle et ayant laissé la place à une demeure moins
importante.
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La ligne entreAnglesqueville et Auzouville
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IMBLEVILLE-ARRÊT
(Seine-Inférieure)
THIÉDEVILLE-ARRÊT
(Seine-Inférieure)
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Le train serpente le long de la Saâne et
la voie fait de larges courbes à travers les herbages. Le paysage est
bucolique et verdoyant à souhait. L'arrêt de Thiédeville au Mesnil
Mascarel se situe à l'intersection du GC 55 avec du GC 2. Ce dernier
chemin va servir d'accotement à la voie jusqu'à la halte
d'Auzouville-sur-Saâne.
Imbleville est un site antique avec une haute
motte. Le village était une possession de l'abbaye de Saint-Wandrille.
Magnifique château de la Couture, dans un cadre superbe. Possède un
porche avec traces de pont-levis. Le château est entouré de douves
qui furent creusées au 19ème siècle afin d'éviter les crues de la
Saâne. Belle croix du 15ème siècle dans le cimetière.
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La halte d'Auzouville-sur-Saâne
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AUZOUVILLE-SUR-SAÂNE
HALTE
(Seine- Inférieure)
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Le train en arrêt à Auzouville-sur-Saâne
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A 9 h 32 le tortillard a pris sa plus
belle livrée et arrive à la coquette halte d'Auzouville-sur-Saâne.
Le bâtiment est sobre mais des bancs permettent le repos des
voyageurs en attendant le train. Une petite pièce est réservée au
personnel guichetier qui est souvent fourni par les employés des CFN.
Le facteur attend le courrier pour le distribuer. Le train, tracté par
la locomotive à vapeur, se compose ici d'un wagon de voyageurs
encadré par deux fourgons à bagages.
Auzouville-sur-Saâne est le domaine d'Osoulf. Très belle maison à pans de bois datant du 16ème siècle. Moulins
à papier, à huile, à blé. Église Saint-Denis sans grand
caractère.
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La gare de Saâne-Saint-Just
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SAÂNE-SAINT-JUST
SAINT-LAURENT-EN-CAUX
(Seine- Inférieure)
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La gare de Saâne-Saint-Just a vu son nom
s'allonger par l'accolement de celui du gros bourg de
Saint-Laurent-en-Caux. C'est une coutume que l'on retrouve souvent
quand un bourg assez conséquent ne sera jamais desservi par le train. On constate
aussi cette façon de faire avec les chemins de fer de l'État (Saint-Pierre-le-Viger et
la commune de Fontaine-le-Dun sont associées sur un même panneau).
Il est 9 h 41 et nous arrivons à Saâne-Saint-Just, une gare
importante de la ligne que l'on retrouve de nos jours assez remaniée.
Elle nous rappelle encore le passé. Deux minutes d'arrêt pour faire
les échanges de voyageurs et pour charger ou décharger des
marchandises, c'est un peu juste mais satisfaisant.
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La réunion des villages de bourg
de Saâne et de Saint-Just-sur-Saâne au 19ème siècle a donné la
commune de Saâne-Saint-Just. Bourg de Saâne fut donné à
l'abbaye de Saint-Amand de Rouen. Moulin à blé et huile sur la
rivière.
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La ligne entre Saâne-Saint-Just et Brachy
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BIVILLE-LA-RIVIÈRE-HALTE
(Seine-Inférieure)
RAINFREVILLE-TOCQUEVILLE
HALTE
(Seine-Inférieure)
SAINT-OUEN-SOUS-BRACHY
HALTE
(Seine- Inférieure)
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La voie longe la rivière et le chemin
départemental GC 2. La halte de Biville est franchie à 9 h 46, celle
de Rainfreville à 9 h 52. Au niveau de Biville, se trouvait une
distillerie réputée qui sera remplacée, plus tard, par une fabrique
de panneaux composés de déchets de lin agglomérés. A Rainfreville, la
rampe est de 17 à 20 mm par mètre. Puis la voie redescend au fond de la
vallée longeant la beurrerie qui prendra de l'importance en devenant
la laiterie de Royville. Celle-ci était réputée pour la fabrication du camembert et
du
beurre.
L'église Saint-Thibault de Biville-la-Rivière
est du 18ème siècle. L'ancienne laiterie de Royville qui fabriquait
le camembert est maintenant abandonnée. A Rainfreville,
le mobilier de l'église actuelle Saint-Martin est intéressant.
Moulin du 18ème siècle sur la rivière Saâne.
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Attention au train à Brachy
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BRACHY-HALTE
(Seine-Inférieure)
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La halte de Brachy apparaît dans le
lointain et il est 9 h 59. Le panneau officiel de signalisation du
train nous avertit que la voie ferrée va couper la route et qu'il
faut faire attention. Ce n'est pas la circulation rare qui pose problème
mais la présence des piétons et des chevaux. Les mécaniciens sont vigilants
car des accidents mortels ont déjà eu lieu.
la commune de Brachy a
été formée de la réunion de Gourel et de Saint-Ouen au 19ème
siècle. On comptait sept moulins le long de la rivière qui servait
au blé, à l'huile et à la pâte à papier. la paroisse possédait
la Confrérie de la Charité dès le 16ème siècle. On note l'usine
Legrand de fabrication de pièces électriques depuis 1964, à
l'emplacement d'un ancien moulin à blé et à huile. Il s'y trouve
une usine de blanchiment du lin.
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Un train en gare de Gueures-ville
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GUEURES-VILLE
(Seine-Inférieure)
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C'est aussi l'embranchement de la
ligne CFN vers
Clères. La deuxième ligne Gueures à Clères y prenait son origine. A
10 h 07, c'est l'entrée en gare et la correspondance pour Bacqueville,
Tôtes et Clères était souvent assurée. La gare a été aménagée
et abrite aujourd'hui la mairie et la bibliothèque. Toute la partie
où se trouvait la bifurcation a été vendue au château voisin.
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L'ancienne gare de Gueures transformée en mairie
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Pour les chemins de
fer de Normandie, les lignes d'Ouville-la-Rivière à Motteville et
Gueures à Clères ont subi quelques difficultés pendant la Grande Guerre
1914-1918. Le matériel était composé de locomotives à charbon, de
voitures voyageurs et de wagons de marchandises. Deux draisines à essence
servaient au désherbage de la voie.
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A Gueures, on trouve
les rivières de la Vienne et de la Saâne. Église Saint-Pierre,
manoir de Tocquigny du 15ème siècle. La commune a connu un essor
important au 19ème siècle sous l'influence du comte de tocqueville.
Maurice Leblanc y est venu. Papeterie importante de 1823 à 1861.
L'usine Bourdon fabriquait autrefois des cierges et des bougies.
Ancienne cité des textiles Leroux.
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La nouvelle gare d'Ouville-le-Rivière
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OUVILLE-LA-RIVIÈRE-CFN
(Seine-Inférieure)
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Il est 10 h 15 et c'est l'entrée
triomphale au terminus où tout le monde descend. La correspondance
est normalement assurée pour Dieppe par le grand train (voie de 1,44
m de large). La gare d'Ouville-la-Rivière est le terminus des deux
lignes à voie métrique et aussi le dépôt des CFN. Le
concessionnaire Laborie avait demandé en vain à l'administration le
prolongement de ses lignes vers Dieppe par le littoral et vers Rouen par Clères. La réponse du
département a toujours été négative et de ce fait le déficit de la ligne
était inévitable.
Aujourd'hui le bâtiment de la gare se trouve dans les dépendances de la DDE.
La construction, située en bordure de route et donnée comme gare, a été
achevée en 1903, donc bien avant le Tortillard. En réalité, la
gare se trouvait un peu à l'écart de la voie État Fécamp à
Dieppe.
L'église ancienne d'Ouville-la-Rivière, dédiée
à Saint Gilles, est
dotée d'une statuaire intéressante. La paroisse appartenait au
prieur de Longueville qui l'avait reçue, au 12ème siècle, de
Gilbert de Falaise, seigneur de Cany. Ouville, du normand Ulf
(prairie humide), avait autrefois le nom de
Saint-Gilles-sur-la-Mer. On l'a appelée aussi
Ouville-les-Trois-Rivières à cause de la Saâne, du Montceaux et du
Bayon ou Clapet, ruisseau qui prend naissance dans l'étang du
château. A noter la croix de
Sainte-Apolline et le château de Tous les Mesnils de 1726. Pigeonnier
au manoir de Tessy (1583). Gare d'embranchement entre les lignes
ferroviaires de l'État et des CFN qui n'existent plus maintenant.
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Illustration de l'artiste M. Decarpentry
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A
l'époque des voyages interplanétaires, pourquoi vouloir ressusciter un
petit train appelé Tortillard qui traversait le Pays de Caux de
Motteville à Ouville-la-Rivière à 30 km/h.
Peut-être par nostalgie d'une période à jamais révolue où ce moyen de
transport suscitait le rêve, la crainte autant de sentiments
contradictoires dans la poussière et le bruit.... Mais le livre de J.P.
Pérez est là pour nous rappeler son épopée gravée encore par
endroits dans le paysage (ce que l'homme a bien voulu conserver).
Tachons de ne pas l'oublier à jamais.
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