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LES  TRAMWAYS  DE  L'AUDE
La ligne de Lézignan à Carcassonne  par le Minervois

Balade sur les traces de la ligne des TA
  


Le tramway en ligne




Horaires de 1927 d'après le Chaix


La grande gare de Lézignan Midi et celle des TA

 

LÉZIGNAN-CORBIÈRES
(Aude)


la ville de Lézignan-Corbières est située entre Corbières et Minervois. C'est le chef-lieu d'un canton important de l'arrondissement de Narbonne. C'est une petite ville au milieu d'un vaste vignoble dont le cru est renommé. Sur la route nationale 113, l'autoroute des deux-Mers, la grande voie ferrée SNCF, anciennement Compagnie du MIDI, dessert la gare qui avait un trafic important, à l'époque du grand commerce des vins. Belle église du 13ème siècle, promenades aux magnifiques platanes, jardin public très agréable.

La gare des TVA (Tramways à vapeur de l'Aude) de Lézignan se situe en face de la gare du Midi, le long de RN 113. C'est un beau bâtiment destiné aux voyageurs, mais il a été malheureusement démoli il y a peu de temps. Plusieurs lignes partaient vers Narbonne (Ouveillan et Fleury), La Nouvelle et sa plage (les bains de mer étaient très en vogue dans les années 20 grâce aux trains de plaisir qui circulaient du 15 juillet au 15 août pour la grande joie des Audois), Saint-Pierre-des-Champs, Monthoumet et Tuchan en Corbières profondes. La ligne Lézignan à Homps (écartement métrique comme toutes les autres) a été mise en service le 16 décembre 1901 avec prolongement vers Olonzac pour les voyageurs le 5 février 1902.



Le tramway en gare de Lézignan-gendarmerie


La halte de la gendarmerie


Il est 13 h 30 et dès son départ, le tramway emprunte la RN 113. Par une grande courbe, il contourne l'ancienne gendarmerie pour rejoindre le chemin IC 67 (D67). La voie est établie sur le côté droit de la route et se dirige vers la halte de Montrabech sise au carrefour avec le GC 11 (D11 ).



Plan de la halte de Montrabech

LÉZIGNAN-MONTRABECH
(Aude)


La halte de Montrabech se composait d'un bâtiment-voyageurs typique (BV) avec un quai de chargement que longeaient deux voies de stationnement. On peut encore voir les restes de la plate-forme. La gare desservait aussi le village de Roubia. Le train reprenait sa route en accotement droit le long du GC 11 (D11) jusqu'à la halte de Sérame près d'Argens.

La gare des Tramways à vapeur de l'Aude est située à 4 km de Lézignan-Aude. L'important domaine de Montrabech est l'ancienne propriété de Monsieur de Martin. La tour émerge d'un bois de pins, dans une situation pittoresque. C'est un donjon du 12ème siècle, dominant tout le pays. Il est entouré d'un mur d'enceinte, percé de deux portes principales défendues par des machicoulis.

         * SÉRAME

C'est un magnifique domaine, centre étendu d'exploitation rurale, situé dans un riant bassin arrosé par la rivière Aude. Le vignoble de Sérame est renommé. Le château est une grandiose et charmante habitation, précédée d'une jolie terrasse, embellie par un jardin de bon goût, environné d'un bois.

        * ARGENS-MINERVOIS

Argens-Minervois est un coquet village à proximité de l'Aude. C'est surtout un port de plaisance sur le canal du Midi. Il est construit en amphithéâtre sur une petite colline, dominé par un ancien château-fort bien conservé qui subit les assauts de Simon de Montfort. L'église paroissiale a été construite en 1880. le village a été désenclavé par la construction, en 1908, du pont sur l'Aude et le passage du tramway à proximité en 1902. Il se tourne maintenant vers Lézignan-Corbières.


Le château d'Argens vu du tramway



La gare de Tourouzelle-Aude

TOUROUZELLE
(Aude)

 



La situation de la station de Tourouzelle


La ligne de Montrabech à Siran par Olonzac


Le tramway, établi sur route par économie, continue tranquillement son chemin en empruntant sur la droite le GC 11 (D11). Il arrive à 14 h 20 à la station de Tourouzelle installée au lieu-dit la Tuilerie près du pont d'Aude. Celle-ci, en retrait de la chaussée, dessert le petit village de Tourouzelle (à environ 1 km) accessible par l'IC 65 (D65). Le tramway s'engage sur le pont d'Aude, traverse le GC 5 avec passage à niveau non gardé et rejoint le village d'Homps en passant dans son centre.



Le pont sur l'Aude près de la gare de Tourouzelle


Le village de Tourouzelle est situé sur une éminence au bord de l'Aude à proximité de la route Carcassonne à Béziers. Il était entouré, autrefois, de fortifications qui présentent, à certains endroits, quelques vestiges comme la porte principale du Nord. L'église paroissiale est de construction romane et il existe les ruines d'une chapelle gothique dans le cimetière. le vin de Tourouzelle, fruité et de qualité supérieure, faisait référence autrefois pour le commerce qui le recherchait, dès le début de la campagne, pour sa bonne tenue.



Le pont sur le Canal du Midi à Homps

HOMPS
(Aude)


Panneau sur la façade de l'ancienne gare d'Homps



Pour rejoindre la gare (BV avec quai et trois voies) située en bordure de la GC 10 (RN 610), il faut passer le Canal du Midi sur un pont métallique de 15 mètres qui a pris la place d'un ancien pont de pierre. Récemment, le pont des TVA a été remplacé, lui aussi, par un autre plus large et plus moderne capable de mieux convenir à la circulation routière très importante (les soubassements en pierres de taille maçonnées sont apparents). Après avoir parcouru 13 km depuis Lézignan, le train de 14 h 32 poursuit son chemin vers Olonzac en empruntant la route GC 10 (RN puis D910) sur le côté droit pendant 2 km. Au lieu-dit Rodez, la voie coupe un ancien chemin romain appelé la route du sel qui mène aux Mourgues près du Canal du Midi.

Le village d'Homps est sur la route de Béziers à Carcassonne. Le port a été récemment aménagé grâce au projet du lac de Jouarres. Son territoire est très fertile et produit un important vignoble de très bonne qualité. Ancien château bien conservé d'une commanderie des chevaliers de Malte. L'ancienne église romane Saint-Michel du 11ème siècle située près du cimetière, cédée aux frères de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem installés au village depuis 1123, est bien conservée. La nouvelle église paroissiale dédiée à Saint-Michel est de construction moderne (1879 et consacrée en 1883). Le grand pont mixte routier actuel et ferroviaire autrefois sur l'Aude délimite les communes d'Homps et de Tourouzelle. Il possède trois arches de 20 mètres chacune.



La gare des tramways à l'entrée d'Olonzac

OLONZAC
(Hérault)


C'est maintenant l'entrée dans l'Hérault. Près de la distillerie actuelle, le tramway emprunte le pont routier à trois arches de 8 mètres chacune enjambant la rivière Ognon pour arriver à la gare située en face de l'actuel gymnase. Cette gare terminus, dans un premier temps, comportait un bâtiment-voyageurs, une grande halle avec quai, une remise pour le matériel, une prise d'eau et un dortoir pour le personnel. La voie se continuait dans la rue principale du village pour se terminer en cul-de-sac peu avant le Monument aux Morts. Une construction provisoire en bois servait de guichet pour la distribution des billets et représentait la gare d'Olonzac-ville.

Olonzac est un chef-lieu de canton au milieu d'une plaine fertile plantée de toutes parts de vignes. La capitale économique du Minervois se distingue par son célèbre marché du mardi. En 1127, Louis VI mit Olonzac, en même temps que le Minervois, sous la dépendance directe du seigneur de Carcassonne. Les seigneurs tels Bernard Almaric, Frotard ou Pons, après la conquête définitive du Minervois par Simon de Montfort, furent maintenus dans leur situation sous suzeraineté royale. A Olonzac, une réprobation violente et unanime existait contre le seigneur du lieu, dont la conduite pendant cette guerre a été si différente de celle de ses habitants. Ces seigneurs, qui possédaient Olonzac depuis plus de quatre siècles, devaient disparaître d'une manière sanglante. En effet, le dernier d'entre eux fut décapité à Olonzac même sur le chemin d'Homps le vieux, pour crime de félonie, quelques temps avant 1309. Ses biens furent confisqués par le roi. 

A ne pas manquer :
La cave coopérative (les Celliers d'Oneirac), le musée archéologique et le marché du mardi. 


Le tramway sur le pont de l'Ognon


La gare d'Olonzac-ville


Cette première partie terminée, l'Ingénieur s'aperçoit qu'il y a des difficultés à construire le long des chemins fréquentés par une circulation active de véhicules hippomobiles nombreux et pas toujours maîtrisables à souhait. La nouvelle section Olonzac-Félines sera construite sous le régime des Voies Ferrées d'Intérêt Local (VFIL), la plupart du temps en site propre. Mais cela ne sera pas toujours facile car les expropriations seront nombreuses et jugées souvent trop onéreuses comme à Olonzac (traversée de la ville), Azillanet, Cesseras, La Livinière (Notre-Dame du Spasme). Le passage sur la route subsistera alors au moins sur 1,5 km. la mise en service de cette section va intervenir en 1908.

Le train quitte la gare d'Olonzac à 14 h 46 et par une grande courbe de 44 mètres de rayon contourne la ville, passe sur un pont métallique de 25 mètres (actuellement routier) sur l'Espène, longe en site propre le chemin vicinal n°7 (D 52 E2) et rejoint la gare d'Oupia située en pleine nature.

 
 


Le wagon d'entretien Boulevard Gambetta


Départ pour Félines-Hautpoul par Oupia



L'ancienne gare d'Oupia actuellement

OUPIA
(Hérault)


Le bâtiment-voyageurs, toujours présent, est de construction type Aude à deux pièces dont l'une est réservée à la vente des billets et l'autre à la salle d'attente. A noter la présence de trois crochets à l'extérieur pour attacher les chevaux en attendant l'arrivée du train. Il faut desservir les villages de Beaufort et Oupia (les Conseils Municipaux ont contribué financièrement aux études antérieures). Les populations réclament avec insistance le passage du train. Alors, les Ingénieurs, plein d'audace, vont construire la voie qui va traverser en site propre la plaine viticole. Le train s'ébranle de la gare d'Oupia située en rase campagne. Celle-ci existe toujours mais son état est précaire et des travaux de rénovation seraient les bienvenus.


La gare d'Oupia autrefois


Détails sur le système téléphonique


Oupia est un agréable village du Minervois à la limite des départements de l'Aude et de l'Hérault, au pied d'une longue colline couverte de vignes et d'arbres. Le vieux village est entouré de fortifications avec un château, quoique transformé dominant la plaine minervois. De nombreux vestiges, des portes et des murs de l'enceinte fortifiée se rencontrent au gré de la visite. Les seigneurs d'Oupia sont les vassaux fidèles des vicomtes de Minerve. En 1672, Guillaume et Pierre d'Oupia ont l'entière seigneurie. L'église paroissiale Saint-Étienne a été reconstruite en 1898. Anciennes mines de lignite exploitées dès 1824.

A ne pas manquer : Les vestiges du château et des anciennes fortifications, l'église avec son pied d'autel wisigothique, la serre d'Oupia et le champ d'éoliennes. 
 



La gare de Beaufort autrefois

BEAUFORT
(Hérault)


Les ruisseaux d'Oupia et de l'Escut sont franchis grâce à des ponts métalliques de 15 mètres. Ces ponts ont été démolis et vendus vers 1948, peut-être, à en croire les anciens du pays. Ils restent les appuis en maçonnerie. Puis, la ligne longe le GC 20 (RN puis D 910) sur sa droite en faisant une courbe et recoupe ce chemin pour entrer en gare de Beaufort (deux voies longent le quai) sise en plein village où a été aménagé maintenant un terrain de boules. Une plaque de rue rappelle l'emplacement de l'ancienne gare.

Le tramway repart et dès la sortie de la gare de Beaufort (il existe une belle carte postale ancienne des installations), la voie est protégée par un mur de soutènement important. Le convoi traverse le ruisseau de Beaufort grâce à un pont ferroviaire de 7 mètres en plein cintre, remarquablement bien conservé. 

Le village de Beaufort est perché sur une colline que couronne le vieux château du 18ème siècle bâti sur des fondations plus anciennes. Son habitat préhistorique est le plus important et le plus caractéristique du Minervois. Il s'étend du Néolithique à la période gallo-romaine. L'église Saint-Martin a conservé quelques vestiges de son abside romane et elle porte le cordon noir de Charlemagne. Les seigneurs sont cités dans les chartes aux 11 et 12ème siècles. Isarn de Beaufort est dépossédé après la croisade des Albigeois en 1210 et le Sénéchal de Carcassonne donne le château à Lambert de Thury en 1234. Importante prise du château par les ligueurs en 1590 lors des Guerres de Religion. Anciennes mines de lignite concédées en 1844 à Monsieur d'Amieu, baron de Beaufort. Un vaste paysage agricole entoure Beaufort et sa région. Signalons une autre particularité intéressante : le village fait partie de l'Association Internationale des Beaufort.

A ne pas manquer :
L'église et le centre bourg, le château des 15 et 17ème siècles, le Monument aux Morts dédié aux Anciens d'Indochine (rare), les deux ponts (ferroviaire et routier) construit sur le ruisseau de Beaufort et l'ancien lavoir situé dans la rivière même.


Histoire de Beaufort : disponible



Arrivée d'un train de marchandises à Azillanet

                 
AZILLANET
(Hérault)


En site propre, le tramway se dirige vers Azillanet, sauf un petit contournement dû à la présence du cimetière de Beaufort. La voie est dite en campagne sur la gauche de la route IC 68 (D 168). Elle passe en face de la tour de Savigne. En coupant le GC 10 (D 10), elle retrouve un moment la route pour utiliser le pont de 6 mètres sur le ruisseau Pas de Fosse puis arrive sur le terre-plein de la station d'Azillanet (en excellent état de conservation) à 15 h 10.

Après cet effort, le tramway est au départ avec ses voyageurs et ses marchandises. Beaucoup de voyageurs viennent de Minerve et des localités du pays haut-Minervois. Il faut quitter la station avec ce chargement hétéroclite, traverser la route du cimetière et le ruisseau du Tary sur un pont métallique de 9 mètres maintenant à usage routier et suivre l'IC 68 (D 168) jusqu'à Cesseras en site propre le long de cette route en longeant la partie droite de la chaussée.  

Le village d'Azillanet offre une grande variété tant dans le relief que dans la géologie entre Cesse (Éocène tertiaire) et Aude (terrasse quaternaire). Les lignites étaient extraits des mines situées au hameau de Prat-Quilleran. Nombreuses exploitations agricoles gallo-romaines. Des prieurés ou chapelles parsèment le territoire (Fabrègues, Notre-Dame de Libres, Saint-Sernin, Savigne). Le vieux bourg était autrefois fortifié avec l'ancienne forteresse de Guillaume d'Azillanet. Église paroissiale Saint-Laurent datée de 1700, restes de l'ancien château, voûtes du couvent des sœurs de Saint-Joseph, portes fortifiées et ruelles étroites ont connu les guerres de Cent Ans et de Religion. La majorité des terres a été affectée à la culture de la vigne. En 1922, les viticulteurs se sont groupés pour fonder la société Les Vignerons du Haut-Minervois. Les progrès constants de l'œnologie ont amené les domaines viticoles d'Azillanet, de Cesseras et de Minerve à devenir partenaires. Ainsi a-t-on abouti à la création de la marque commerciale prestigieuse Les Trois Blasons. La cave coopérative Les Crus du Haut-Minervois, le domaine du Pech-d'André et les caves particulières apportent une note supplémentaire à la grande renommée viticole d'Azillanet.

A ne pas manquer :
La visite du chai Les Trois Blasons et son caveau de dégustation, le Pech d'André, l'église Saint-Laurent et l'ancien bâtiment-voyageurs de la gare des tramways.


Les mines de lignite en Minervois : disponible
Histoire d'Azillanet : disponible



La gare de Cesseras

CESSERAS
(Hérault)


La traversée du village de Cesseras se fait en empruntant la route principale, en rails noyés, pour aboutir à la gare à 15 h 18. Bien situé et en bon état de conservation, le bâtiment-voyageurs existe toujours ainsi que la plate-forme qui recevait les voies, la halle des marchandises et son quai.

La commune de Cesseras est chargée d'histoire. Le château et les remparts sont encore visibles. Pendant la Croisade des Albigeois, Pierre Raimond, seigneur de Cesseras, fut emmuré pour crime d'hérésie. Son fils Bernard Arnaud fut déclaré faidit et ses petits-fils Guillaume et Pelfort dépossédés à jamais. Louis IX donna à Cesseras en assignat à Trencavel. En 1455, Bertrand Coursier acheta la seigneurie à Louis de Passat. Au 18ème siècle, le baron de Fabrezan avait la seigneurie entière et directe comme étant le mari d'Anne Loubens. En 1362, prise de la place forte de Cesseras par les Grandes Compagnies. En 1591, il se livra une bataille indécise entre Montmorency et le duc de Joyeuse. La grotte d'Aldène, près du hameau de Fauzan, contribue à la connaissance de la région par sa galerie des pas de l'homme de Cro-Magnon et ses gravures rupestres. L'exploration des phosphates, entre 1888 et 1937, a contribué à la dégradation du site. Dolmen et habitat préhistorique à Cigalières, anciennes mines de lignites exploitées dès le 19ème siècle, église paroissiale Saint-Geniès (de Rome). l'ancienne chapelle Saint-Germain, accessible par La Mignarde, est visitable sur demande.

A ne pas manquer :
Vallée de la  Cesse avec les gorges et la grotte d'Aldène, église Saint-Geniès du 16ème siècle, vestiges de la chapelle Saint-Salvy des 8 et 12ème siècles, chapelle Saint-Germain et présence de l'ancien bâtiment-voyageurs à la gare. 



Déraillement près de La Mignarde

PÉPIEUX-LA MIGNARDE
(Aude)


Le petit train, puis plus tard l'automotrice (comme l'attestent les vieilles cartes postales et comme le mentionne l'indicateur horaire Chaix) quitte la gare en site propre à 15 h 18 et se dirige vers le domaine de la Mignarde, commune de Pépieux dans l'Aude. On remarque les culées des petits ponts. Ceux-ci permettaient le passage des rigoles d'écoulement des eaux surtout en cas d'averses qui grossissent démesurément. Des murs en bon état servent de parapets et existent toujours, la route ayant repris le tracé du chemin de fer. On est dans l'obligation d'emprunter l'emprise de l'IC 68 (D 168) sur 190 mètres pour traverser la rivière Espène sur un pont mixte routier-fer de 3 mètres. Il faut rappeler le déraillement du 25 octobre 1908, avec renversement de la machine Corpet et Louvet n°37, près du domaine de La Mignarde.
La voie se continue en site propre sur la droite, passe non loin du dolmen des Fades (Fées) et traverse plusieurs gués grâce à deux ponts de 7 mètres et un autre de 6 mètres.

La commune de Pépieux est traversé, au niveau des bâtiments du domaine viticole de La Mignarde, par la voie ferrée des TVA qui après avoir longé la route protégée par un mur de soutènement de construction caractéristique se dirige vers le côté droit vers Siran. Il faut dire un petit mot sur Pépieux qui se situe dans une plaine fertile où la culture de la vigne est importante. Au 11ème siècle, l'ancien bourg était entouré de fortifications et il en reste de nombreux vestiges. La partie surplombant la rivière, où se trouvait le château, indique l'importance de la défense de ce côté. On y voit le vieux mur d'enceinte crénelé, très élevé, une poterne et une tour d'angle, ayant servi d'échauguette. Une autre ancienne tour, où aboutissait des restes de courtine avec de curieux escaliers extérieurs, s'élève au fond d'une petite rue. Cette localité,  possédait jusqu'au commencement du 13ème siècle par Géraud de Pépieux, fut confisquée par Simon de Montfort en 1211. Après la croisade, la seigneurie devint la propriété du chapitre de l'église de Narbonne. Église gothique du 14ème siècle, dédiée à Saint-Étienne.

                      * LE  DOLMEN  DES  FADES

Ce monument est la plus grande tombe dolménique du Midi de la France. Il est constitué par une galerie mégalithique de 24 mètres de long comprenant trois parties. Un couloir de 12 mètres constitué de piliers et de murets de pierres sèches. Il est composé d'une antichambre de 6 mètres avec son importante table de couverture estimée entre 9 et 10 tonnes et d'une cella terminale barrée par une épaisse dalle de chevet. Tous renseignements sur le site, dont l'accès est gratuit, en mairie. Merci de respecter les lieux.


Le dolmen des Fades


Panneau Monuments Historiques


Ce dolmen des Fados, situé sur le territoire de la commune de Pépieux, est une tombe mégalithique qui a été édifié il y a plus de 5000 ans.

                    
                      
                       * LA  CHAPELLE  SAINT-GERMAIN


La chapelle Saint-Germain de Cesseras


Ancien panneau de signalisation



La gare du tramway à Siran

SIRAN
(Hérault)


Il est 15 h 33, c'est l'arrivée en gare de Siran maintenant occupée par les bâtiments des pompiers. La coopérative, construite en 1908 tout à côté, n'a jamais eu son embranchement particulier bien que celui-ci soit inscrit sur les plans. La gare desservait une localité importante et possédait quatre voies.

Le train, avec ses trois wagons et son fourgon, poursuit sa course en empruntant la déviation de Siran. La traversée du ruisseau de Camplong se fait grâce à un pont de 15 mètres devenu routier maintenant. La courte section vers La Livinière est en site propre avec quelques passages de petites rigoles. Celles-ci ont nécessité la construction de ponceaux métalliques dont il reste encore les fondations  en pierres taillées de type chemin de fer. 

Siran est un agréable village situé au pied de la Montagne Noire, entouré par un important vignoble produisant un vin minervois excellent. Il était, autrefois, entouré de fortifications avec un château et quatre portes principales. Après plusieurs batailles, il fut pris par Simon de Montfort et Pons de Siran fut dépossédé de son château après la prise de Minerve. Il reste des vestiges de remparts et deux anciennes portes : l'une au Nord dite de la Bade et dominé par un curieux beffroi où se trouve l'horloge et l'autre au Sud, appelé portail d'Abal. L'église paroissiale de Saint-Baudille est de construction gothique restaurée vers 1705 et celle de Centeilles constitue un monument digne d'intérêt. On y voit de belles voûtes ogival dans la nef et le chœur, ainsi que des peintures.  On découvre, au Pic Saint-Martin, les débris d'un champ romain ayant succédé à un oppidum gaulois. 

A ne pas manquer : Église Saint-Baudille des 11 et 15ème siècles. La chapelle de Centeilles, le Cru Minervois et la célèbre côte qui monte et qui descend (à Lauriole).



La gare de La Livinière en pleine nature

LA  LIVINIÈRE
(Hérault)   


Il est 15 h 41 quand le tramway entre en gare de La Livinière située à l'emplacement du lotissement actuel, près de l'église Notre-Dame du Spasme. Celle-ci est protégée de la voie ferrée par un important mur de soutènement en pierres maçonnées. La halte est connue par les plans officiels et l'édition de trois cartes postales anciennes. Située au Sud du village, un peu isolée, elle ressemblait à toutes les autres gares. S'il n'y avait pas encore l'électricité, le téléphone existait quand même à en juger par la présence de poteaux en bois avec isolateurs. C'est maintenant le départ pour Félines. On se devait de passer en site propre après le pont du ruisseau de Cagaraule. 

Bien vite, l'IC 68 (D 168) est abandonné au profit d'un chemin d'exploitation mais le passage en site propre est maintenu. En témoignent les restes de voies avec leur empierrement qui refont surface de place en place, ainsi que la présence heureuse de deux ponts métalliques de 5 et 2,50 mètres sur des ruisseaux. Après Saint-Jean, la voie rejoint et traverse l'IC 68 et se dirige vers son terminus en site propre situé à gauche le long de cette route. Il faut rappeler que les passages à niveau (28 sur cette ligne) n'étaient pas gardés mais seulement signalés par de simples panneaux portant la mention ATTENTION AU TRAIN. Plusieurs ruisseaux sont franchis par des ponts de 5 et 3 mètres qui n'existent plus, mais les fondations ont résisté aux outrages du temps. Le dernier pont est celui de 12 m qui faisait franchir au convoi la rivière Ognon.

Cella Vinaria fut d'abord construite sur les bords de l'Ognon. Les chartes de l'abbaye de Caunes la mentionnent dès le commencement au 12ème siècle. La seigneurie est importante et toute dévouée à l'abbaye dont Hugues de La Livinière en est l'abbé. En 1210, Pierre de La Livinière est seigneur et il se range aux côtés de Guillaume, vicomte de Minerve. Après la défaite, Pierre est dépossédé de ses terres par Simon de Montfort qui installe dans le château un de ses lieutenants Pierre le Singlar. On trouve des restes du château avec des murs de quatre mètres d'épaisseur, des cintres romans, des voûtes superposées, des portes et des remparts. Ancien gros bourg avec le titre de baronnie, canton jusqu'en 1801, l'église paroissiale est sous le vocable de Saint-Étienne. Les mines de lignite ont été exploitées au 19ème siècle à Calamiac (1851). les armes de La Livinière sont d'azur à la lettre d'or.

                    * NOTRE-DAME  DU  SPASME

Cette église est célèbre dans tout le Minervois. La Vierge vénérée n'est honorée sous le vocable du Spasme nulle part en France si ce n'est à La Livinière et à Jérusalem, à l'endroit de la 4ème station. La statue était en pierre et datée du 15ème siècle. elle représente la vierge en défaillance ; la tête est d'une naïve et touchante expression. Sur les épaules de la statue, on remarque avec étonnement deux mains appartenant à n'en pas douter, à un second personnage qui soutenait la vierge dans son spasme. On citait plusieurs miracles opérés par la puissante intervention de Notre-Dame du Spasme ; certains ont eu un caractère frappant. Il n'est pas étonnant que les foules continuent à venir visiter cet antique et vénéré sanctuaire.

A ne pas manquer : Une visite s'impose au caveau de Cella Vinaria car le Cru Minervois-La Livinière constitue l'une des plus belles réussites qui permet de valoriser le patrimoine vinicole de la région. Églises Saint-Étienne avec son clocher particulier et  Notre-Dame du Spasme. Restes du château avec sa porte d'entrée.


Histoire de La Livinière : disponible



La gare de Félines-Hautpoul

FÉLINES-HAUTPOUL
(Hérault)


La station de Félines-Hautpoul, dont on devine nettement l'emplacement près du cimetière actuel, apparaît avec son BV type Aude et son château d'eau pour l'alimentation des machines. Aucun vestige ne subsiste. On a cru bon d'en matérialiser l'emplacement par le stationnement d'un petit locotracteur du plus bel effet probablement construit en 1951. C'est une initiative de bon goût. Il est 15 h 55, les voyageurs pour Félines-village, Camplong, Cassagnoles et Ferrals descendent et poursuivent leur route à pied ou en charrettes. C'est la fin de la troisième section. il faudra attendre 1910 pour poursuivre, en train, son chemin vers Caunes.

Le village de Félines-Minervois se situe sur la rivière Ognon. le ruisseau de Merleaux sépare le bourg de l'église de 1694 très remaniée et du château d'Hautpoul. Grottes préhistoriques, dolmens, menhir, station néolithique, Fellinas villa est citée dès 899. C'était une seigneurie de la viguerie de Carcassonne en 1529 et une paroisse du diocèse de Saint-Pons. Le château de Ventajou, chef-lieu du pays de Ventajou aux 10 et 11ème siècles, est situé sur une haute montagne entourée de ravins très profonds. Il fut entièrement démoli, par représailles, par l'armée de Simon de Montfort en juillet 1210. Pierre Roger de Ventajou fit sa soumission après la prise de Minerve. Bérengère de Ventajou, unique descendante de la branche, épouse en 1327 Pierre III, baron d'Hautpoul et seigneur d'Aussillon. Auger d'Hautpoul fonde la branche d'Hautpoul-Félines au 14ème siècle. Le fief devient un marquisat en 1734 et la famille vivait dans l'opulence. En 1790, Félines-Hautpoul était compris dans le canton de La Livinière, mais ce dernier fut supprimé le 3 Brumaire an X (1801) au profit du canton d'Olonzac. Un vignoble de qualité entoure le village et produit des vins de qualité supérieure qui font partie du cru A.O.C. Minervois. Les principaux hameaux ou lieux-dits sont : Argentières, Bel Soleil, Brama, Camplong, Labeuradou.

A ne pas manquer : Le cellier d'Hautpoul avec ses vins de coteaux, les restes du château, la visite du village avec son église restaurée, le moulin, le sentier des capitelles et botanique.

Il est 15 h 55 ou un peu plus, après avoir rempli ses soutes d'eau, la locomotive avec ses trois wagons et son fourgon, va devoir quitter la gare de Félines et gravir la côte en forme de S qui est très bien conservée avec ses parapets maçonnés en pierres de taille. Encore un petit effort et le convoi arrive tout essoufflé au col qui sépare l'Hérault de l'Aude. On aura eu quand même besoin de la bonne volonté de tous les voyageurs pour cette épreuve difficile. Encore un effort, on est juste à proximité du moulin restauré et le paysage est splendide.



La ligne des TA et la station de Trausse

TRAUSSE
(Aude)


La voie TA passe l'Argent-Double sur le pont


Pont des TA sur un chemin rural


C'est maintenant la descente vers le château de Paulignan que la voie contourne (la déviation n'excède pas 2 km). La ligne utilise un site propre pour atténuer les rampes, reprend le GC 115 (D 115), évite le village de Trausse qu'elle contourne pour retrouver ce même GC à la sortie vers Caunes. Un pont de 10 m permet de traverser le ruisseau de Canet. Le train arrive à 16 h 12. On ne retrouve maintenant aucune trace de la halte de Trausse, mais peut-être de sa plate-forme. Plus loin, quelques rares vestiges subsistent comme un grand mur de soutènement côté gauche de la route et un pont métallique de 10 m sur le ruisseau du Souc utilisé, actuellement, comme pont routier. Un peu plus loin la voie, en rails ordinaires, retrouve son site propre devenu maintenant une petite route goudronnée.
On se dirige tranquillement vers la typique gare de Caunes à un étage, la seule du réseau.

Le village de Trausse est agréablement posé au milieu d'un beau vignoble, sur la limite de l'Aude et de l'Hérault, au pied des derniers contreforts méridionaux des Cévennes. le village était autrefois fortifié. On remarque encore de nombreux vestiges des remparts et deux anciennes portes bien conservées. Ruelles étroites, maisons à encorbellement et haute tour carrée du 11ème siècle offrent une situation pittoresque. L'église paroissiale Saint-Martin de Trausse possède un chevet de style roman. En 1696, Antoine Tallavigne, d'une ancienne et notable famille du Minervois, était maire de Trausse.

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La visite intérieure du village. C'est le terroir des cerises de l'Argent Double du Pays Cathare à en juger par les panneau aux entrées .



Le train entre en gare de Caunes

CAUNES
(Aude)


Encore un pont de 4 m sur un chemin vicinal puis un pont biais de 12 m sur l'Argent Double, le train gravit une légère côte qui va le hisser jusqu'à la station de Caunes-TA avec son rare BV à un étage encore existant. Celle-ci est située tout à côté de la gare du Midi de la ligne Moux à Caunes. Il n'y avait pas de possibilité de transbordement des marchandises d'un réseau à l'autre. Le train, tiré par la machine n°9, se range le long du bâtiment-voyageurs à étage, près de la halle des marchandises et du château d'eau. Il est 16 h 30 et la prise d'eau va fonctionner si on veut poursuivre le voyage sans encombre.


La gare de marchandises et de voyageurs des TA à gauche et pancarte attention au train à droite
Au fond, grand bâtiment de la gare de Caunes-Minervois Midi


La ville de Caunes-Minervois est située à l'entrée de la belle vallée de l'Argent-Double, au point où la rivière débouche dans la plaine minervoise, en descendant de la Montagne Noire. A 210 mètres d'altitude, Caunes avait, autrefois, six portes principales, une enceinte de remparts. Les destructions ont commencé dès 1590, lors de l'invasion du Minervois par le duc de Joyeuse chef de l'armée de la Ligue en Languedoc. Anciennes mines de manganèse. Les importantes carrières de marbre incarnat rouge et blanc sont toujours en activité.

A ne pas manquer : L'abbaye, joyau restauré, la visite du bourg avec ses maisons typiques, ses marbrières et l'ermitage de Notre-Dame du Cros.


C'est le 10 mars 1901 que la section Carcassonne à Caunes a été mise en service. C'est aussi la première portion de ligne des TVA construite sur les emprises routières qui nécessita la modification ou la reconstruction des ponts, ponceaux et aqueducs divers. Beaucoup de chemins étroits furent élargis et réempierrés. Les rectifications nécessaires à l'implantation de la voie ferrée permirent un meilleur roulage. Maintenant, il est grand temps que le convoi s'ébranle de la gare de Caunes pour rejoindre le GC 8 (RN puis D 620) par une forte rampe et poursuivre son voyage vers Carcassonne. Cette fois les voyageurs audois seront majoritaires dans les wagons.



La gare du tramway

VILLENEUVE-MINERVOIS
(Aude)


La voie longe la route en accotement gauche, jusqu'à la rencontre du GC 111 (D 111) qui mène à Laure. Le carrefour (la Tuilerie) sert de halte pour desservir ce hameau et le village de Laure. Il sera impossible d'obtenir un petit abri pour les voyageurs malgré les nombreuses réclamations. La traversée du GC 8 (D620) mènera le convoi en accotement droit jusqu'à Villeneuve. Au niveau de la coopérative, le train emprunte le chemin des Pins. Il est 16 h 51, la gare est là avec ses installations, mais il n'existe plus rien actuellement. On devine les endroits qui ont servi, ainsi que le chemin qui supportait la voie car le ballast refait surface par endroits. A chaque traversée de petites rigoles et en regardant bien les petits ponts, on peut découvrir quelques rares traces de fondations qui supportaient les tabliers métalliques.

Villeneuve-Minervois est situé à l'entrée de la vallée de la Clamoux, au pied de la Montagne Noire et au commencement de la plaine minervoise viticole. L'origine du bourg remonte au 9ème siècle. C'est un puissant château-fort qui gardait l'entrée de la vallée. On pénétrait dans l'enceinte par deux portes. L'une, à plein cintre, est visible au Sud, derrière le chœur de l'église. Il reste peu de traces du mur d'enceinte, il a été démoli en partie. Des maisons modernes ont été adossées contre l'autre partie. Dès le 13ème siècle, la seigneurie appartenait au chapitre cathédral de Carcassonne, d'où lui vient la dénomination ancienne de Villeneuve-les-Chanoines. Le roi Saint-Louis accrut, par voie d'échange, les possessions du chapitre au moyen des biens confisqués sur les hérétiques albigeois. L'église Saint-Étienne, ancienne chapelle du château, a été agrandie et restaurée à diverses époques, notamment de 1750 à 1784. La nef ogivale, le chœur de style gothique et le porche de style renaissance ont été ajoutés en 1830 et restaurés en 1896. le comblement des fossés a permis le développement de Villeneuve et lui a donné son importance actuelle.

A ne pas manquer :
La cave coopérative, le centre-ville ombragé vers la Clamoux, le moulin à farine, le lac de Pradelles vers le Pic de Nore. 



Le train en gare de Villegly

VILLEGLY
(Aude)


Le train reprenait sa route par le GC 112 (D 112) vers Villegly en empruntant la partie gauche de la chaussée après la traversée du pont de 10 m sur la Clamoux. La ligne est construite en accotement complet à gauche sur la route jusqu'à Carcassonne. Le train passe dans le village, puis s'arrête à 17 h 09 à la halte de Villegly qui existe toujours à la sortie du village (du moins le bâtiment sans porte ni fenêtre côté route). Plus loin, c'est la halte de Bagnoles, village à 1 km du chemin de fer. Mais la marche à pied ne faisait pas peur aux gens de cette époque.

Villegly est un village coquet avec sa belle église rénovée au développement harmonieux. Au temps du vicomte de Minerve au 13ème siècle, le château de Villegly avait une surface de 223 cannes carrées soit 700 m2. il possédait une tour de pierre entourée d'une enceinte de hautes murailles qui étaient bâties en pierre également. On avait établi dans le château un pressoir, un four et une forge. Le maître des lieux percevait les redevances parce qu'il était seigneur. Le roi ne s'en réservait pas moins l'exercice de la justice et les revenus y afférant.



Situation de la gare de Bagnoles sur le GC 8

BAGNOLES-HALTE
(Aude)


Plus loin en suivant la voie le long du GC 8 (D 620), nous découvrons la halte de Bagnoles qui a la particularité de se trouver de l'autre de la route (carrefour GC 8 et IC 35 côté de Conques), loin des deux voies en accotement et du quai principal de chargement. Le bâtiment est resté longtemps présent au carrefour avant d'être démoli. Il était écrit les mots Ponts et Chaussées à la place de la station de Bagnoles. Le village se trouve à 1 km du chemin de fer, mais la marche à pied, le long de la route IC 35 ne faisait pas peur aux gens de cette époque.

Bagnoles est un village situé dans un vallon agréable sur la rive gauche de la Clamoux au milieu des vignes, des jardins et des prairies. C'est un lieu d'origine ancienne qui a appartenu à l'abbaye de Lagrasse puis plus tard au monastère de Caunes jusqu'à la Révolution. On y découvre un donjon en pierre taillée et une église de style gothique avec un clocher carré très élevé..On y vénère les reliques de Saint-Paul-Serge. Les armes de Bagnoles sont de gueules à un besan d'argent



La traversée du village de Villalier

VILLALIER
(Aude)


Un peu plus loin à Villalier, on ne retrouve aucune trace des rails ni des bâtiments sinon en plans et en cartes postales anciennes. La voie ferrée longeait l'ancienne mairie-école. Le pont de 10 m à trois arches sur l'Orbiel est franchi ainsi que celui de 10 m sur le ruisseau du Trapel, à l'endroit où la route fait un Z.


A gauche le BV de Villalier, à droite les voies


Le tramway passait sur le pont d'Orbiel


L'origine de Villalier remonte au 9ème siècle. C'était un château-fort entouré de fossés appartenant aux comtes de Carcassonne. Bientôt des maisons se groupèrent autour de ce lieu fortifié qui ne fut jamais bien peuplé (14 feux en 1830). La terre et la seigneurie de Villalier furent données en 1217 par Simon de Montfort aux évêques de Carcassonne qui les possédèrent jusqu'en 1790. Le village, aux portes de Carcassonne, se développe considérablement. Belle cave coopérative.



Le train dans toute sa splendeur

CARREFOUR de BEZONS
(Aude)


Le tramway, après toutes ses épreuves, arrive à la gare de bifurcation du Carrefour de Bezons à 17 h 39. Le BV se trouvait entre la route de Conques et celle de Villalier et accueillait les gens de Villemoustoussou et des environs. Un faisceau de trois rails régulait le trafic. Outre les trains de voyageurs, de nombreux trains mixtes ou marchandises circulaient sur ces voies.

C'est à Bezons, que le train de Conques a rejoint celui de Lézignan le 5 février 1902, plus tard prolongé jusqu'à Lastours le 15 juin 1903. Le tronc est commun pour ces deux lignes jusqu'à Carcassonne. Le train longe les bords du Canal du Midi en musardant sur la RN 118, s'arrête à la halte importante de Saint-Jean et arrive à la petite gare de Carcassonne-TA, face à celle du Midi. Les correspondances ne sont pas toujours assurées. A en juger par le tableau des horaires, le train de 17 h 14 pour Lastours est déjà parti depuis 5 minutes quand celui en provenance de Lézignan arrive.

Balade sur la ligne de Carcassonne à Lastours (Aude)



la gare des tramways est à droite

                 
CARCASSONNE
(Aude) 

                  


On peut lire sur une ancienne carte postale représentant la cité ; Il ne faut pas mourir sans avoir vu Carcassonne. Cette phrase résume tout ce que l'on pourrait écrire sur cette ville. c'est la Préfecture de l'Aude, le siège de toutes les administrations et le point de départ des TVA vers le Minervois et la Montagne Noire. Grâce aux petits trains, les populations les plus reculées ont pu faire connaissance plus facilement avec leur chef-lieu dès 1901 et les échanges commerciaux se sont mieux développés.

Il est 17 h 56 quand le tramway à vapeur, venant de Lézignan et bondé comme à l'accoutumée, passe sous le pont du chemin de fer de la ligne Toulouse-Narbonne en rails noyés. Il marque un arrêt à cet endroit puis vient se ranger tranquillement près du grand bassin du Canal du Midi, le long du jardin des Plantes. 

Le voyage s'achève pour aujourd'hui. C'est le terminus, tout le monde descend, assurez-vous de n'avoir rien oublié dans les voitures. La locomotive ira se refaire une beauté au dépôt de l'Estagnol et demain matin, le même train sera en gare pour le voyage inverse.


Arrivée du train à la gare de Carcassonne

La direction des Tramways de l'Aude vous informe que le prochain départ pour Lastours (depuis 1903) aura lieu à 6 h du matin et le tramway desservira les stations de Bezons, Conques, La Caunette et Lastours (arrivée à 7 h 15). Le deuxième train partira de la gare de Carcassonne à 6 h 17 du matin et desservira toutes les gares et haltes jusqu'à Lézignan-Midi (arrivée à 10 h 44).


Encore une occasion de revoir ce beau Minervois. En attendant, nous vous souhaitons un agréable séjour dans notre ville.


Balade sur la ligne de Carcassonne à Lastours (Aude)
Balade sur la ligne d'Homps (Aude) à Minerve (Hérault)
Balade sur les traces de la ligne de chemin de fer Castres à Bédarieux

Le projet éphémère de Bize (Aude) à Labastide (Tarn)
Le projet éphémère de Caunes (Aude) à Labastide (Tarn)


HISTOIRE  DES  CHEMINS  DE  FER

du Minervois (Aude et Hérault)
des Vallées du Thoré, de l'Agoût, du Gijou (Tarn), du Jaur et de l'Orb (Hérault)

Les Tramways de l'Aude
L'Intérêt Local de l'Hérault
La Compagnie du Midi Aude, Hérault et Tarn
Le Chemin de Fer Départemental du Tarn

Collection LES CAHIERS DE MINERVE

Illustré
En préparation 


On aura un aperçu des projets éphémères les plus divers comme celui du chemin de fer Decauville qui aurait pu relier Béziers à Azille par Quarante, Cruzy, Bize et Olonzac ou celui de Villedaigne dans l'Aude (gare du Midi) à Olonzac. Le vieux rêve, d'origine militaire et économique, était d'assurer la liaison Nord-Sud et de joindre Labastide ou Courniou à Bize, Caunes ou Saint-Chinian. Autant de projets évoqués, étudiés, souvent justifiés mais non réalisés.

L'étude portera aussi sur les lignes secondaires de la Compagnie du Chemin de fer du Midi à voie normale comme Moux à Caunes, Narbonne à Bize, Colombiers à Cruzy. l'Intérêt Local Béziers à Saint-Chinian avait une vocation viticole et minière. Les lignes mythiques, à voie métrique en accotement des routes ou en site propre, des tramways de l'Aude avec Lézignan à Carcassonne par le Minervois Aude et Hérault ainsi que Carcassonne à Lastours, sont répertoriées ici. La construction s'est échelonnée de 1901 à 1910 mais elles ont été fermées dès 1932 (janvier 1933 pour le service des mines de Salsigne) à cause de la concurrence routière.

La grande ligne Tarn-Hérault par le col de la Fenille a été la plus longue à être livrée à la circulation. Pourtant, le train est arrivé à Mazamet en 1866 pour la première fois venant de Castelnaudary en passant par Castres. Le prolongement par la Vallée du Thoré a été laborieux. En 1883, la ligne arrive à Saint-Amans-Soult, puis en 1889 à Saint-Pons et Bédarieux.

On aura aussi une pensée pour le petit train, à voie métrique, de Castres à Brassac et Murat-sur-Vèbre. Il a nécessité de nombreuses prouesses techniques lors de sa construction. Beaucoup de lignes ferroviaires ont disparu dans l'indifférence totale et seules subsistent Castres à Mazamet (service voyageurs), Narbonne à Bize (réseau touristique) et Colombiers à Cazouls-les-Béziers ( service marchandises).


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