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LES  CHEMINS  DE  FER  DU  MIDI
La ligne de Castres-Mazamet à Saint-Pons-Bédarieux

Balade sur les traces de la ligne de la vallée du Thoré, du Jaur et de l'Orb


L'indicateur de poche Oliveau n°587 de mai 1905 est une publication périodique indiquant les horaires et les tarifs des chemins de fer du Midi, d'Orléans et de l'État pour le Sud-Ouest. Le train n°701 part de Castres à 6 h 50 pour arriver à Bédarieux à 9 h 59. L'activité marchandises est très importante sur ce tissu industriel à vocation lainière et industrielle. La ligne contribue au développement de l'économie des vallées du Thoré dans le Tarn, du Jaur et de l'Orb dans l'Hérault où le textile représente une grande part des emplois. Le train assure aussi le transport du courrier et les convoyeurs se chargent d'oblitérer les lettres et de les classer avant de les confier au service postal. En témoignent les nombreux cachets postaux ferroviaires qui ornent les courriers.

LE  TRAIN  OMNIBUS  DE  6 h 38  DU  MATIN

Mais d'après l'indicateur Chaix des chemins de fer de 1927, le train part de la gare de Castres-Tarn (altitude 171 m, pk 366,100 compté de Bordeaux-Saint-Jean par Toulouse et Castelnaudary) à 6 h 38 du matin, arrive en gare de Mazamet à 7 h 23, Saint-Amans-Soult à 7 h 41, Saint-Pons à 8 h 33, Lamalou-les-Bains à 9 h 37 et au terminus de Bédarieux à 9 h 49 (altitude 196 m, pk 457,800). On peut aussi continuer son voyage vers Montpellier pour affaires. Le retour se fera de Bédarieux par le dernier train de 19 h 07 pour arriver en gare de Castres à 22 h 15. Le trajet Castres-Bédarieux à une longueur de 91,700 km et la durée du voyage est de 3 h 11 mn. Le train 701 offre les trois classes, c'est un omnibus et il s'arrête à toutes  les gares et haltes. De nos jours, c'est à la découverte des traces de ces trains que nous mènera ce voyage dans la région. Notons que la portion de ligne de Castres à Mazamet est toujours ouverte au service des voyageurs, surtout pour se rendre à Toulouse. 


La ligne de Castres à Mazamet



Horaires en 1927 d'après le Chaix


La façade de la gare de Castres

CASTRES
(Tarn)


Panorama gare de Castres


Vers Mazamet au passage à niveau n°2



La ligne de Mazamet à Saint-Pons


Direction Labruguière de nos jours


L'ancien dépôt des locomotives

Il est 6 h 38 quand un coup de sifflet strident retentit le long du quai pour avertir les voyageurs que le train omnibus en partance pour Bédarieux va démarrer. Quelques voyageurs ont eu le temps de venir de Castelnaudary car ce train assure très bien la correspondance grâce à un temps de sécurité de 15 minutes. Fermez les portières s'il vous plait, attention au départ dit le chef de gare en bel uniforme de la Compagnie du Midi. La puissante machine à vapeur 030 n°872 MIDI de la série 801 à 1202 devra produire un effort important pour tirer ses lourds et nombreux wagons remplis de voyageurs hétéroclites qui vont se renouveler au fil des arrêts. Avec un panache grandiose de fumée, le train s'apprête maintenant à se hisser au niveau du causse qui apparaît juste dès la sortie de la gare et après le premier passage à niveau. La rampe à gravir est de 17 pour mille.


la gare de Castres autrefois



La gare de Labruguière

LABRUGUIÈRE
(Tarn)

Entre Castres et Lostange, la ligne traverse l'Agoût sur un pont de 51 m de long et le Thoré sur un pont de 42 mètres. A 6 h 46, le convoi marque un premier arrêt à la halte de Lostange (commune de Navès) où quelques voyageurs sont impatients, à cause de la brume matinale et du froid, de monter dans les voitures afin de gagner un peu de confort. A 6 h 55, le convoi, après avoir contourné la ville, entre en gare de Labruguière, jolie bourgade bien desservie par la Compagnie du Midi. 



La halte de Saint-Alby

SAINT-ALBY
(Tarn)

La voie est d'un tracé rectiligne et longe le plus souvent la route principale GC 88 (D621). Les haltes de La Roubinarié (7 h 04) et Saint-Alby (7 h 10) dans la commune d'Aiguefonde sont rapidement passées. C'est maintenant l'arrivée en gare de Mazamet après un parcours urbain où s'entremêlent les faubourgs urbanisés d'Aussillon.



Le train en gare de Mazamet

MAZAMET
(Tarn)

Le prolongement de Castres à Mazamet, qui nous concerne particulièrement, a été mis en service le 21 avril 1866. C’est donc en cette année que les Mazamétains découvrent le train dans leur bonne ville. L’arrivée de la locomotive, crachant une fumée épaisse et tirant quelques wagons, fait la joie des notables et des industriels qui voient le désenclavement de la ville désormais liée à la Compagnie du Midi. Toutes ces lignes ont pour intérêt de donner un élan décisif à l’industrie nouvelle du délainage et à l’industrie tarnaise du textile en leur offrant un accès à la grande ligne Bordeaux à Cette. Castelnaudary va bénéficier largement du transit des voyageurs et des marchandises et sera l’unique débouché ferroviaire de Revel, Castres et Mazamet jusqu’en 1888, date de la mise en service de la ligne Castres à Saint-Sulpice. 


Autorail en gare de Mazamet


Pont et viaduc en fin de ligne à Mazamet-ville 


Au terminus de Mazamet


Fin de ligne vers Bout-de-Pont-de-Larn

En 1878, on pense que la population de la vallée du Thoré se sent déshéritée et manque d’information. C’est aussi la cause de la décroissance de l’industrie et du commerce. La crise économique pèse lourdement sur le pays et il faut activer la construction de cette portion de voie ferrée. Cette ligne intéresse les arrondissements de Castres et de Saint-Pons mais… la Compagnie concessionnaire, qui est la Compagnie du Midi, ne paraît que trop faiblement s’en préoccuper attendu que les travaux qui devaient commencer en novembre 1876, se bornent, jusqu’à ce jour, à quelques sondages dans la partie comprenant le souterrain séparatif des versants de l’Océan et de la Méditerranée, et que même ces sondages sont interrompus ou à la veille de l’être par les exigences de quelques propriétaires récalcitrants... On fait remarquer aussi que l’industrie drapière, la plus importante de toutes, est en voie de décadence progressive et forcée, que le charbon coûte plus cher par la route que par le fer. Bref, tout le monde réclame une accélération des travaux sans aucune interruption dans la construction de la plate-forme. Il faut bien préciser que la jonction de Mazamet à Bédarieux n’a pas seulement pour but la satisfaction de besoins locaux du plus grand intérêt, d’ailleurs, mais aussi l’ouverture d’une nouvelle ligne d’intérêt général entre Bordeaux et Marseille, offrant sur la ligne déjà existante une diminution de parcours.  



Le Pont du Gautard près de la halte des Alberts

BOUT-DU-PONT-DE-LARN
LES ALBERTS-HALTE

(Tarn)

Le train quitte Mazamet à 7 h 23, passe le Thoré au pont de Gautard (lieu-dit La Prado) et arrive à la halte des Alberts (commune de Bout-de-Pont de Larn seulement en 1928) à 7 h 30. C'est la quatrième halte et dernière de cette section à être ouverte au transport des voyageurs sans bagages et des chiens accompagnés et seulement de ou pour certaines gares ou haltes, placées dans son voisinage. La halte ressemble à une maison commune de garde-barrières et se situe le long de la RN 112. A partir de maintenant la voie va serpenter entre la rivière du Thoré et la route nationale n°112 (D 612). Plusieurs viaducs seront nécessaires et quatre passages à niveaux gardés éviteront les accidents avec la circulation débutante des véhicules hippomobiles ou à explosion.

Histoire de Bout-du-Pont-de-Larn : disponible


La gare et vue générale

SAINT-AMANS-SOULT
(Tarn)


Le réservoir d'eau type Compagnie du Midi


Voyageurs en 1900

Cette section a été ouverte en 1883 et le train en provenance de Mazamet entre en gare à 7 h 41. C'est le terminus momentané. Toutes les commodités de cette grande gare sont là tant pour les marchandises, les voyageurs ou les locomotives. Il y a la présence d'un château d'eau type Midi dans la cour. Après avoir rempli ses soutes d'eau, dès 1888, le train peut repartir et se diriger vers la halte d'Albine que mentionne en ces termes l'indicateur horaire.



La halte d'Albine-Sauveterre

ALBINE-SAUVETERRE-HALTE
(Tarn)


Panneau d'affichage de la gare


La locomotive en gare d'Albine-Sauveterre

La Compagnie du Midi ne veut expédier les marchandises qu’en wagon complet à la station de Bramefan en Sauveterre située près du chemin vicinal de Labourgade (coût de la station 20000 F). Ce qui ne va pas, c’est que cette gare va s’appeler Halte d’Albine. Cette section, qui fait partie de Saint-Amans-Soult, est à deux kilomètres alors que la gare, en construction, se trouve sur le territoire communal de Sauveterre. Il faut l’appeler Halte de Sauveterre. Quoiqu'il en soit et sans renier les efforts des aïeux, le train s'immobilise le long du quai de la halte d'Albine-Sauveterre à 7 h 51. On est venu sans sourciller des environs à pied ou en calèches pour se rendre à la ville et surtout pour les affaires engendrées par le commerce. A Sauveterre, la plate-forme et les infrastructures ont nécessité le savoir-faire des ouvriers qui ont réussi le contournement du village en longeant le Thoré sur la rive droite.

Histoire de Sauveterre : disponible


En gare de Lacabarède

                 
LACABARÈDE
(Tarn)

                  

En regardant une carte, on convient que la station de Lacabarède est la plus rapprochée du plateau d’Anglès. En 1888, ce sera cette gare qui desservira le canton d’Anglès dont le chef-lieu se trouve à 17 kilomètres de la voie ferrée. Il faut, en diligence ou en cabriolet particulier, près de trois heures de mauvais chemin pour aller de Lacabarède à Anglès.  Il est 7 h 59 quand l'omnibus quitte cette gare pour se diriger vers Labastide. Le beau viaduc du Rebaut est là pour nous rappeler le dur travail des hommes engagés pour la réussite de cette entreprise.

Histoire de Lacabarède : disponible


Panneau de la gare de Labastide

LABASTIDE-ROUAIROUX
(Tarn)


La gare, vue générale


Sur le quai de la gare

Nous allons donc arriver à Labastide par un magnifique viaduc à 4 arches qui coupe le Thoré et la RN 112. Il faudra encore traverser le souterrain de Bouscau (140 m) dans un décor alpestre et arriver à la gare spacieuse de Labastide-Rouairoux à 8 h 09. Le train s'immobilise dans un fracas assourdissant de ferraille. Le commerce est encore prospère mais sur le déclin tandis que l'activité industrielle textile s'essouffle toujours un peu plus. Bientôt ce sera la fin du département du Tarn et nous rentrerons dans l'Hérault par le souterrain du Col de la Fenille (480 m d'altitude, 766 m de long et deux cheminées d'aération).

Histoire de Labastide-Rouairoux : disponible


La gare de Courniou autrefois

COURNIOU
(Hérault)



L'autorail X 2800


Le viaduc du Colombier

Le lourd convoi s'ébranle dans un panache de fumée. La machine doit fournir un dernier effort car le Col de Fenille arrive à grande vitesse. En 1880, l’arrivée du chantier de construction du chemin de fer dans la région avait nécessité l’installation du bureau de Courniou au centre du village sur le côté gauche de la RN n°112. Il a servi aux 8 agents détachés dans le secteur. Le point culminant est le Col de la Fenille où le tunnel sera creusé dans des schistes noirs à bancs inclinés et à surface très glissante qui se gonflent sous l’action de l’air et de l’humidité. Le sieur Bibbal Albin, entrepreneur à Banyuls-sur-Mer, est adjudicataire  du souterrain de la Fenille et deux cheminées d'aération du tunnel, à cause des machines à vapeur, ont été construites. La tranchée de sortie est impressionnante et après plusieurs viaducs, dont celui du Colombier aux arches multiples, le train n°701 entre en gare de Courniou à 8 h 19. On peut dire que le chemin de fer a contribué à la découverte de la grotte de la Devèze.

Histoire de Courniou : disponible


La ligne de Saint-Pons à Bédarieux



Le train en gare de Saint-Pons

SAINT-PONS
(Hérault)


Le viaduc de Ponderach près Saint-Pons


La gare et ses emprises

Encore de beaux viaducs, quelques tunnels de contournement de la ville dans le vallon de Ponderach (souterrains d'Artenac 47 m et 140 m de long) puis un dernier pont enjambant la route principale (N112), le train entre dans la vaste gare de Saint-Pons. Il est 8 h 33 et un important mouvement de voyageurs se dessine. Nous sommes dans l'ancienne sous-Préfecture qui vient d'être déclassée récemment (1926). La vie économique amorce un déclin en cette période. La deuxième partie du voyage se fera dans l'Hérault, dans cette vallée du Jaur agricole et industrielle où les cerises et les marrons sont les fruits méritants. Les carrières de marbre blanc sont disposées tout autour de la ville. 



La gare de Riols

RIOLS
(Hérault) 

   


Panneau de la gare


Souterrain à l'entrée du village de Riols

Les difficultés de communication avec les grands centres empêchent le développement du commerce et du transport des marchandises. Il reste à parcourir la partie entre Saint-Pons et Bédarieux. Hâtons-nous d'achever les travaux de superstructure et livrons cette partie à l'exploitation sans attendre l'ouverture entière de la ligne. L'ouverture de cette dernière section a eu lieu en 1889. C'est pour cela que le train, longeant les carrières de marbre blanc qui ont fait aussi le bonheur de la ville de Saint-Pons et de sa région, entame son dernier parcours. Il traverse le souterrain de 165 mètres et arrive à la gare de Riols à 8 h 39. 



La halte de Prémian

PRÉMIAN-HALTE
(Hérault) 

Bientôt la halte de Prémian est en vue. Le train marquera un arrêt à 8 h 46. Nous sommes en vallée de Jaur. La commune de Prémian est située en pays montagneux et malgré cela, elle fournit à cette époque en abondance du vin, des bois de construction, des pommes, des châtaignes, du fourrage et d'autres denrées qui, la plupart du temps demeurent invendues parce que les marchés qui avoisinent en sont encombrés. D'où la nécessité d'être reliés au rail pour les transports de voyageurs et de marchandises. La halte de Prémian sera construite aux frais de la commune qui obtiendra aussi un local pour les bagages et les messageries. En 1927, la commune est desservie par trois trains dans chaque sens. celui d'aujourd'hui entre en gare à 8 h 46, sauf retard, et de nombreux voyageurs l'attendent le long de l'unique quai en courbe pour se rendre à Olargues, Bédarieux ou Saint-Pons pour leurs affaires.


La traversée du village


Le pont du chemin de fer à Ardouane



Village de Saint-Étienne et voie ferrée

SAINT-ÉTIENNE D'ALBAGNAN
(Hérault)

Quelques kilomètres plus loin, le train arrive en gare de Saint-Étienne d'Albagnan et marque un arrêt à 8 h 58 devant le bâtiment des voyageurs que côtoie la halle de marchandises. Pour se rendre à Olargues, il faudra traverser les souterrains de Gaillergues (143 m) et de Pradels (79 m) puis passer sur le viaduc de Julio (90 m de long), On aborde ensuite une montée pour arriver à la gare d'Olargues.



Le panneau de la gare


La gare de Saint-Étienne d'Albagnan



Panneau de la gare actuellement

OLARGUES
(Hérault)


Le village d'Olargues et la voie ferrée


Le pont sur le Jaur

L'activité des marchandises, essentiellement réservée à la production agricole intense en cette période, est bien développée. La ligne longe la vallée du Jaur et la route GC n°35 (D908) qu'elle coupe à plusieurs reprises. Il est 9 h 08 quand le train arrive en gare d'Olargues, élégant chef-lieu de canton. La gare étale son quai de marchandises et les voyageurs peuvent trouver là une voiture publique qui assure la correspondance avec Roquebrun et Cessenon chaque fois qu'un train arrive. La voie va couper le Jaur et la route grâce à un long pont viaduc métallique de 131 mètres que supportent trois piliers de pierres. Trois autres viaducs (52 m, 21 m et 57 m) seront nécessaires avant d'atteindre Mons la Trivalle.



La gare de Mons-la-Trivalle

MONS-La-Trivalle
(Hérault)


Panneau de la gare et rails en 2009


Fin de ligne vers Olargues

Il reste 5 km à parcourir pour atteindre la gare de Mons. Le train arrive à la gare de Mons-la-Trivalle à 9 h 15. C'est là que le Jaur a décidé de se jeter dans l'Orb. C'est l'entrée dans une nouvelle vallée. Il ne faut surtout pas oublier de visiter les gorges d'Héric.



Le village de Mons et sa gare


Les gorges d'Héric

Mons-la-Trivalle est le chef-lieu de la commune (558 habitants en 1952) du canton d'olargues, de l'arrondissement de Béziers. Poste, télégraphe, téléphone. Elle est divisée en deux agglomérations : Mons et La Trivalle. La mairie et l'église sont à Mons (250 m d'altitude). A La Trivalle, six cents mètres plus au Sud (183 m d'altitude) passent la voie ferrée et la route nationale n°608 (D908) de Lodève à Saint-Pons. La station de La Trivalle, sur la ligne Montpellier à Castres, se situe à 18 km de Bédarieux, 60 de Béziers, 98 de Montpellier, vers l'Est, et à 20 km de Saint-Pons, 56 de Mazamet et 160 de Toulouse, vers l'Ouest. L'horaire des passages des trains est tel que les voyageurs en provenance de l'Est et de l'Ouest sont déposés à La Trivalle au début de la journée et peuvent en repartir le soir. Cette circonstance favorise grandement le touriste puisqu'elle lui accorde le temps voulu pour effectuer une course complète dans la gorge.



Le village de Colombières-sur-Orb

COLOMBIÈRES-sur-Orb-HALTE
(Hérault)


Panneau et traversée de la route


La halte de Colombières-sur-Orb

La halte de Colombières-sur-Orb est atteinte à 9 h 22, L'arrêt sera bref, juste le temps d'un petit mouvement de voyageurs en route pour la grande ville de Bédarieux. Le village se blottit au pied des montagnes. Le train omnibus repart vers Le Poujol. Il doit traverser le souterrain de Sainte Colombe (217 m) et la galerie voûtée du Poujol (40 m).



La ligne Le Poujol-Lamalou à Bédarieux

LE POUJOL-sur-Orb
(Hérault)


Panneau et rail d'époque


La gare du Poujol autrefois

Les ouvrages d'art sont nombreux sur la ligne (viaducs, souterrains) à cause du relief tourmenté de la région. Mais voici maintenant la gare du Poujol-sur-Orb, le train marque un arrêt à 9 h 30. Bien vite, il reprend sa course vers l'importante gare de Lamalou-les-Bains, station thermale réputée en 1925. la source Capus dans le centre est efficace contre l'anémie et la faiblesse des nerfs. la station thermale a pris une importance croissante chaque année, aussi bien par le nombre de touristes qui la visitent que par celui des malades qui y séjournent. la statistique officielle des chemins de fer ne donne pas moins de 100000 voyageurs par saison pour ce village de 900 habitants, 



La gare de Lamalou à la Belle époque

LAMALOU-les-Bains
(Hérault)

 


Panneaux de la gare


La gare de Lamalou à droite et le Pont Carrel

La ligne longe le GC n°35 (D908) et la rivière Orb. Le train omnibus n°701 entre en gare de Lamalou à 9 h 37, celle qui dessert la coquette station thermale. L'animation entre les voyageurs ordinaires et les curistes est intense aux abords des voies comme dans la cour extérieure de la gare. Attention, il faudra faire vite à dégager le quai et à fermer les portières car le train va repartir vers son terminus de Bédarieux.


Le train en gare de Lamalou


Sur le Pont Carrel

Il existe une desserte de Lamalou-Bédarieux depuis Paris du 01 juin au 03 octobre inclus, spécialement réservée aux curistes, malades et belles dames qui souhaitent se rendre en cure dans la région. Il s'agit du train n°67 P.O. et n°727 Midi dont les voitures (lits et couchettes 1ère et 2ème classes) empruntent les voies de la Compagnie du P.O. depuis Paris et celles du Midi à partir de Montauban. Le train express part de Montauban à 4 h 25 du matin, s'arrête aux gares principales de Saint-Sulpice, Lavaur, Castres, Mazamet, Saint-Amans-Soult, Saint-Pons de Thomières et arrive à Lamalou-les-Bains (8 h 19) et Bédarieux (8 h 27). Les trains express 727 (aller) et 728 (retour) ne prennent en 2ème et 3ème classes que les voyageurs qui sont munis de billets comportant, dans ces trains ou leurs correspondants, sur le réseau du Midi ou sur un réseau voisin, un parcours simple d'au moins 50 km ou qui paient pour ce minimum de parcours. 



La ligne Hérépian à Bédarieux

HÉRÉPIAN
(Hérault)


Panneau de la gare


Les rails à Hérépian en 2009

La machine à vapeur s'emballe et dans un panache extraordinaire de fumée traverse le pont Carrel sentant le dépôt proche. Hérépian-gare est passée à 9 h 43. Attention, c'est maintenant la rencontre avec la ligne Béziers-Neussargues et les premiers faubourgs urbanisés de Bédarieux. 



Train en gare de Bédarieux de nos jours

BÉDARIEUX-RIVE DROITE
(Hérault)

Déjà, on aperçoit la marquise typique Midi de la gare de Bédarieux-Rive Droite. Il est 9 h 49 et c'est la fin du voyage. Ici, on voit passer de tout comme des marchandises en transit, du vin, du charbon et surtout beaucoup de curistes. Les voyageurs pour Millau, Neussargues ou Béziers et Montpellier changent de train. Ce train omnibus repartira en sens inverse sous forme de train mixte n°714 à 19 h 07 pour arriver à Castres-Tarn à 22 h 15. L'arrêt à la halte de La Roubinarié (Aiguefonde) n'est pas assuré, les voyageurs devront descendre à la halte de Saint-Alby (Tarn).


A l'intérieur de la gare de nos jours

La ligne de la Compagnie du Midi Castelnaudary à Revel/Castres
Balade sur les traces de la ligne des tramways Lézignan à Carcassonne (Aude)
Le projet éphémère de Bize (Aude) à Labastide (Tarn)
Le projet éphémère de Caunes (Aude) à Labastide (Tarn)


La gare de Bédarieux autrefois


Cour de la gare à la Belle Époque


HISTOIRE  DES  CHEMINS  DE  FER

du Minervois (Aude et Hérault)
des Vallées du Thoré, de l'Agoût et du Gijou (Tarn), du Jaur et de l'Orb (Hérault)

Les Tramways de l'Aude
L'Intérêt Local de l'Hérault
La Compagnie du Midi Aude,Hérault et Tarn
Le Chemin de Fer Départemental du Tarn

Collection LES CAHIERS DE MINERVE

Illustré
En préparation 

On aura un aperçu des projets éphémères les plus divers comme celui du chemin de fer Decauville qui aurait pu relier Béziers à Azille par Quarante, Cruzy, Bize et Olonzac ou celui de Villedaigne dans l'Aude (gare du Midi) à Olonzac. Le vieux rêve, d'origine militaire et économique, était d'assurer la liaison Nord-Sud et de joindre Labastide ou Courniou à Bize, Caunes ou Saint-Chinian. Autant de projets évoqués, étudiés, souvent justifiés mais non réalisés.

L'étude portera aussi sur les lignes secondaires de la Compagnie du Chemin de fer du Midi à voie normale comme Moux à Caunes, Narbonne à Bize, Colombiers à Cruzy. l'Intérêt Local Béziers à Saint-Chinian avait une vocation viticole et minière. La ligne mythique, à voie métrique en accotement des routes ou en site propre, des tramways de l'Aude avec Lézignan à Carcassonne par le Minervois Aude et Hérault, est décrite. Sa construction s'est échelonnée de 1901 à 1910 sur 67 km et son existence a été éphémère puisque sa fermeture est intervenue dès 1932. Il faut le dire, c'est à cause surtout de la concurrence routière.

La grande ligne Tarn-Hérault par le col de la Fenille a été la plus longue à être livrée à la circulation. Pourtant, le train est arrivé à Mazamet en 1866 pour la première fois venant de Castelnaudary en passant par Castres. Le prolongement par la Vallée du Thoré a été laborieux. En 1883, la ligne arrive à Saint-Amans-Soult, puis en 1889 à Saint-Pons et Bédarieux.

On aura aussi une pensée pour le petit train, à voie métrique, de Castres à Brassac et Murat-sur-Vèbre. Il a nécessité de nombreuses prouesses techniques lors de sa construction. Beaucoup de lignes ferroviaires ont disparu dans l'indifférence totale et seules subsistent Castres à Mazamet (service voyageurs), Narbonne à Bize (réseau touristique) et Colombiers à Cazouls-les-Béziers (service marchandises).


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